Trump et Netanyahu présentent un plan controversé pour Gaza: la paix ou le contrôle d’infiltration?

Au milieu des tensions internationales croissantes, la Maison Blanche a publié lundi le plan du président des États-Unis, Donald Trump, pour « mettre fin au conflit dans la bande de Gaza. Le document, composé de 20 points, a été qualifié par les analystes comme une tentative d’imposer un modèle administratif gardé sur l’enclave palestinien, sous la supervision directe de Washington et du Télémusanique.

Le plan a été présenté lors de la réunion entre Trump et le Premier ministre israélien, Benjamín Netanyahu, et envisage une « fin immédiate de la guerre si les deux parties l’acceptent ». Cependant, les conditions imposées ont suscité de fortes critiques pour leur caractère unilatéral et pour exclure les acteurs clés du territoire, comme l’organisation Hamás.

Gaza sous tutelle internationale

L’un des points les plus controversés du document est la création d’un «gouvernement transitoire temporaire» pour Gaza, composé d’un comité technocratique palestinien et d’experts internationaux, sous la supervision d’une nouvelle «Commission de la paix» présidée par Trump. L’ancien Premier ministre britannique Tony Blair apparaît également en tant que membre de l’agence.

« La proposition fait de Gaza un laboratoire géopolitique, où la souveraineté palestinienne est subordonnée aux intérêts externes », a dénoncé un expert en droit international.

De plus, il est établi que le Hamas et d’autres factions peuvent ne pas participer à l’administration de l’enclave, ni directement ni indirectement. Les membres qui acceptent de déposer des armes se verront offrir une amnistie et la possibilité d’abandonner Gaza avec une conduite sûre.

Échange de prisonniers et de déploiement militaire

Le plan envisage la libération de tous les otages – vivants ou morts – dans les 72 heures suivant l’acceptation de l’accord par Israël. En retour, Tel Aviv doit libérer 250 prisonniers condamnés à la réclusion à perpétuité et 1 700 Gazati détenus après le 7 octobre 2023.

Une force de stabilisation internationale, soutenue par les États-Unis, l’Égypte et la Jordanie, sera déployée à Gaza, et l’armée israélienne doit être retirée une fois cette force opérationnelle. Bien que le document stipule qu’Israël n’occupera ni n’annexera pas l’enclave, le contrôle militaire et politique restera entre les mains d’acteurs externes.

Reconstruction ou reconfiguration?

Le plan comprend des mesures de reconstruction, une entrée de l’aide humanitaire, des hôpitaux et une réhabilitation des infrastructures et la création d’une zone économique spéciale avec des avantages commerciaux. Cependant, ces promesses sont conditionnées à la démilitarisation totale de l’enclave et à l’exclusion de tout leadership politique palestinien qui n’est pas approuvé par la Commission de la paix.

« Ce n’est pas une solution négociée, mais une reconfiguration imposée. Gaza est convertie en territoire administré par des tiers, sans voix ni vote de ses propres habitants », a déclaré un analyste régional.

Un chemin incertain vers l’auto-détermination

Bien que le document mentionne l’ouverture vers un État palestinien et l’impulsion d’un dialogue politique entre Israël et la Palestine, les conditions imposées et l’exclusion d’acteurs représentatifs du peuple palestinien font de nombreuses remis en question la véritable viabilité de cet objectif.

Selon les mots d’un diplomate arabe: « Ce plan n’est pas une feuille de route pour La Paz, mais une tentative de refonte de Gaza selon les intérêts de Trump et de Netanyahu, ignorant le droit des Palestiniens de décider de leur propre destin. »