Un gang financé par Exxon Mobil pour saboter le référendum démantelé

Ce mercredi, le procureur général de la République, Tarek William Saab, a fait état de l’ouverture d’une enquête contre les opérateurs financiers qui tentaient de saboter le référendum consultatif, organisé dimanche 3 décembre dernier, pour la défense du territoire d’Essequibo.

Lors d’une conférence de presse, le procureur général a expliqué que les enquêtes ont révélé une série de financements provenant du blanchiment d’argent d’organisations internationales et de sociétés étrangères, dont ExxonMobil.

Ces actions, a expliqué William Saab, visaient à « conspirer contre le développement du référendum consultatif pour Guayana Esequiba ». Cela s’est clairement manifesté lorsque la population est descendue dans la rue pour voter en masse pour les cinq options affirmatives. « Un coup dur a été porté à ceux qui étaient contre cette campagne. »

Damián Merlo, de nationalité américaine, connu pour être un ancien conseiller en politique étrangère lié à Donald Trump (ancien président des États-Unis) et conseiller de Nayib Bukele (président du Salvador), a été impliqué dans ce complot.

Ces financements ont été monétisés via des actifs cryptographiques.

De même, Merlo a eu des contacts avec un autre Américain nommé Savoi Jandon Wright, actuellement détenu.

L’enquête a révélé que cet homme utilisait également des crypto-monnaies, ainsi que des espèces, pour pouvoir « échapper aux contrôles financiers et masquer l’origine et la destination des fonds utilisés pour conspirer ».

« Ce deuxième citoyen américain entretenait des relations économiques avec Claudia Macero, Pedro Urruchurto et Roberto Abdul, dirigeants de l’organisation Súmate », a ajouté le procureur général.

En ce sens, il a été détecté que ces citoyens, aux côtés d’Henri Alviárez, menaient des actions déstabilisatrices et conspiratrices.

Dans les enquêtes menées par le ministère public, les liens de cette personne avec certaines personnalités de l’extrême droite vénézuélienne, en fuite de la justice, ont également été révélés.

C’est pour cette raison que le ministère public a émis des mandats d’arrêt contre ces personnalités.

Les mandats d’arrêt visent : Jhon Goicochea, Juan Guaidó, Julio Borges, Andrés Izarra, David Smolanksi, Lester Toledo, Carlos Vechio – qui a travaillé chez Exxon Mobil entre 2000 et 2007 jusqu’à sa fermeture au Venezuela -, Leopoldo López et Rafael Ramírez.

Des mandats d’arrêt ont également été demandés contre des opérateurs nationaux tels que Roberto Abdul ; Henri Alviárez ; Claudia Macero et Pedro Urruchurtu.

Toutes ces personnes seront mises en examen pour les délits de trahison, de complot, de blanchiment et d’association de malfaiteurs.

Lors de la conférence de presse, le procureur a annoncé le début de la deuxième étape de l’enquête, qui inclut un témoin protégé.