Le premier pilote de fracturation à Puerto Wilches, Santander, a été suspendu par la première juge administrative orale du circuit de Barrancabermeja, Blanca Judith Martínez, car il n’y a pas eu de consultation préalable avec les communautés qui habitent la région où le projet sera exécuté, comme le prévoit la loi.
Dans l’arrêt, le responsable judiciaire a indiqué que « la suspension de la licence environnementale du projet PPII Kalé, accordée par résolution de l’Autorité nationale des licences environnementales (ANLA), et le processus de licence environnementale sont ordonnés ».
Cette décision sera temporaire jusqu’à ce que « le processus de consultation préalable avec la Corporation Afrowilches soit développé »représentée par la Podion Corporation, le collectif José Alvear Restrepo et la Fracking Free Colombia Alliance, à toutes les étapes de l’initiative.
Compte tenu de la nouvelle, l’Alianza Colombia Libre de Fracking a célébré le jugement en faveur de l’action en tutela déposée par la Afrowilches Corporation contre cette procédure, qu’elle qualifie de nocive pour l’environnement et la population.
« C’est une victoire pour les communautés afro-colombiennes de Puerto Wilches et les organisations environnementales, qui résistent depuis des années au développement d’une technique dont il a été prouvé scientifiquement qu’elle pollue l’eau et l’environnement », a-t-il déclaré.
À son tour, il a ajouté que la décision du juge « démontre une fois de plus que la mise en œuvre de ces projets depuis le début a été réalisée en violation des droits fondamentaux à la consultation préalable et à la participation environnementale, et sans licence sociale dans les territoires ».
De la même manière, L’Alliance a indiqué que ce projet se déroule « dans un contexte de graves menaces et de harcèlement à l’encontre des défenseurs et défenseurs de l’environnement qui s’opposent à la fracturation hydraulique, nous sommes soucieux de la vie et de l’intégrité des membres d’Afrowilches ».
« Le gouvernement national a levé les mesures de protection de son représentant légal, Pedro Carballido, le jour même où il a délivré la licence environnementale pour le projet Kale », a ajouté l’organisation sociale dans un communiqué.
Il faut se rappeler que, En mars, l’ANLA a donné son feu vert au projet PPII Kalé par la résolution 00648 de 2022qui a permis de connaître les détails de l’initiative qui est entre les mains de la compagnie pétrolière publique Ecopetrol.
Cette entreprise a défendu, à plusieurs reprises, qu’elle cherchait à « évaluer les impacts environnementaux potentiels dérivés de l’exécution », et qu’elle avait envisagé « des mesures pour prévenir, atténuer, corriger et compenser les impacts éventuels sur les écosystèmes, la biodiversité, les ressources en eau , le sol et l’air, entre autres aspects ».