Le cardiologue Luciano Moreira Baracioli discute des causes, des conséquences et surtout de la prévention à prendre pour éviter les maladies cardiaques

Le 29 septembre est la Journée mondiale du cœur, qui met en lumière Septembre rouge, un mois qui renforce le besoin de soins cardiaques. La crise cardiaque, principale maladie de cet organe, présente environ 400 000 cas par an et en moyenne deux décès toutes les 10 minutes.
Luciano Moreira Baracioli, médecin de l’unité clinique des maladies coronariennes aiguës de l’Institut de Cardiologie de l’Hospital das Clínicas de la Faculté de médecine de l’USP, commente les principales causes de la maladie et les précautions à prendre pour l’éviter.
Aspects importants
Les crises cardiaques sont la principale cause de décès par maladies cardiovasculaires et, selon Baracioli, même avec l’évolution des traitements, elles méritent toute l’attention portée à leur prévention. « Nous devons penser aux facteurs de risque : l’hypertension artérielle, le diabète, le tabagisme, l’hypercholestérolémie, l’obésité et la sédentarité sont parmi les principales choses sur lesquelles nous devons nous concentrer pour les diagnostiquer et les prévenir », développe-t-il.
Pour le spécialiste, même avec une sensibilisation populaire aux facteurs de risque, les individus ne prennent pas les précautions nécessaires et n’y prêtent attention qu’après coup. Selon lui, il doit y avoir une régularité dans le suivi médical pour obtenir des diagnostics précoces et prévenir le contexte d’une crise cardiaque.
Mythes
Dans l’imaginaire populaire, il existe de nombreuses distorsions sur la maladie, qui influencent le nombre élevé de cas et entravent la prévention. L’un des principaux mythes est que les jeunes adultes ne risquent pas de souffrir d’une crise cardiaque, car celle-ci ne touche que les personnes âgées. « Il y a une fréquence plus grande avec les années, surtout chez les personnes âgées, mais il y a une crise cardiaque chez les jeunes adultes », explique Luciano. Il ajoute également que l’un des plus grands risques pour les jeunes est le manque de circulation collatérale, une protection qui aide en cas de blocage, ce qui a un impact sur les crises cardiaques plus importantes. De plus, les facteurs de risque, notamment le tabagisme et l’obésité, sont les principales causes de sa survenue chez ces individus.
Un autre discours répandu dans la société est que le risque de crise cardiaque chez les femmes est inférieur à celui des hommes. En effet, la plupart des diagnostics sont posés par des hommes, mais il est possible de constater que ce profil évolue ces dernières années. Selon le médecin, une plus grande participation des femmes à la société a influencé l’augmentation des cas, car elle a contribué à l’augmentation de l’hypertension artérielle, du tabagisme et du stress. Ainsi, il y avait une augmentation des facteurs de risque chez les femmes, suivie d’une plus grande fréquence de crises cardiaques chez les femmes plus jeunes.
Signes d’une crise cardiaque
« Il y a une obstruction d’un vaisseau appelé artère coronaire, qui nourrit tout le muscle cardiaque. Une fois ce flux sanguin interrompu, le symptôme principal et le plus fréquent est une douleur thoracique», explique le médecin. Les symptômes sont des douleurs plus fréquentes dans la poitrine et le dos, en particulier au niveau de l’omoplate, qui sont généralement sévères. La douleur peut irradier vers les bras et le creux de l’estomac. Les sueurs froides, les nausées et l’essoufflement, qui peuvent ne pas être aussi évidents, sont également courants.
Le spécialiste souligne la nécessité d’un traitement peu de temps après l’apparition des signes, car le passage du temps compromet le muscle cardiaque : « L’important est que l’inconfort thoracique, que ce soit au niveau de la poitrine ou du dos, qui n’ait pas d’origine justifiable dans À ce stade, il est d’une importance fondamentale que ce patient reçoive des soins médicaux urgents. Il déclare que plus le délai de traitement est long, plus le risque de séquelles est grand – ce qu’il appelle la mort musculaire. Le patient qui survit à la maladie a endommagé le muscle cardiaque, ce qui entraîne un affaiblissement de la pompe cardiaque et une augmentation de la surface du cœur. En conséquence, le patient devient plus fatigué et essoufflé avec des exercices quotidiens simples, comme une marche légère.
Moyens de prévention
Selon le spécialiste, l’individu doit développer des habitudes saines afin de prévenir les crises cardiaques. « Il devrait faire une activité physique régulière pendant 40 minutes, quatre à cinq fois par semaine, et modifier ses habitudes alimentaires pour éviter de développer un diabète, une augmentation de sa glycémie, de sa tension artérielle et de ses dépôts de cholestérol. »
Il souligne également que, même avec ce changement, la personne doit toujours bénéficier d’un suivi médical et se soumettre à des examens réguliers. Enfin, la nécessité d’arrêter de fumer est nécessaire, car elle a une énorme influence sur la survenue de crises cardiaques, notamment chez les jeunes.