Il Gouvernement du Venezuela a rapporté que, jusqu’à présent en 2025, les Forces armées nationales bolivariennes (FANB) ont détruit 39 avions qui auraient été utilisés pour activités de trafic de drogueprincipalement lors d’opérations menées dans les États frontaliers de la Colombie et du Brésil, comme Apure, à l’ouest du pays, et Amazonas, au sud.
Le président Nicolas Maduro a souligné ces actions sur sa chaîne Telegram, où il a félicité les FANB et l’aviation militaire pour le maintien d’une surveillance constante. Selon lui, ces opérations clôtureraient une année d’offensive contre les bandes criminelles et autres menaces à la sécurité nationale. Maduro a précisé que, depuis l’application de la réglementation actuelle, un total de 430 avions ont été neutralisés..
La veille, le président avait assuré que les FANB restaient « toujours vigilantes » et soutenait que le Venezuela disposait d’un « modèle exemplaire » de lutte contre le crime organisé et le trafic de drogue, tant par voie « terrestre, aérienne que maritime ».
Selon les informations publiées par l’institution militaire elle-même, huit avions ont été détruits ce lundi dans l’État d’Amazonas, prétendument liés à des réseaux de trafic de drogue et accusés de ne pas respecter la législation sur l’utilisation de l’espace aérien vénézuélien. À cela s’ajoute la destruction d’un autre avion dans l’État d’Apure.
Le commandant stratégique opérationnel des FANB, Domingo Hernández Lárez, a rapporté sur son compte Instagram que l’opération en Amazonas s’est déroulée dans la municipalité d’Alto Orinoco, dans la zone frontalière avec le Brésil, où quatre camps clandestins ont également été localisés et détruits.
Hernández Lárez a souligné que les avions interceptés opéraient à partir de pistes clandestines, ce qui constitue une violation « flagrante » de la législation vénézuélienne. Dans une autre opération, a-t-il précisé, à Apure, un avion a été neutralisé sans autorisation d’entrée dans le pays ni plan de vol enregistré.
Ces actions interviennent dans un contexte de tension régionale accrue, après que les États-Unis ont ordonné en août dernier le déploiement d’avions navals dans la mer des Caraïbes, à proximité des eaux vénézuéliennes, sous prétexte de lutter contre le trafic de drogue. Caracas a cependant interprété cette mesure comme une menace et une tentative de promouvoir un changement de régime.
Le gouvernement de Donald Trump, qui ne reconnaît pas la légitimité de Nicolas Maduro comme président du Venezuela, a accusé le président de diriger un prétendu réseau connu sous le nom de Cartel des Soleils, une affirmation que les autorités vénézuéliennes rejettent et qualifient d’« invention ».
Avec des informations de l’EFE.