En août, le président américain a lancé un déploiement naval dans les Caraïbes, avec le plus grand porte-avions du monde, afin de mener des attaques contre des navires présumés trafiquants de drogue. Jusqu’à présent, au moins 29 navires détruits et 104 morts ont été signalés, selon l’agence AFP.
La semaine dernière, les tensions se sont encore accrues après la saisie par les États-Unis d’un pétrolier le 10 décembre.
Trump désigne Maduro comme le chef du soi-disant « cartel des soleils ». Mardi dernier, le président républicain a ordonné le blocus total des navires pétroliers sanctionnés entrant ou sortant des ports vénézuéliens.
Il y a quelques jours d’ailleurs, Une forte rumeur circule selon laquelle les États-Unis déclareraient la guerre au Venezuela.. Cela n’a pas abouti, mais hier, Trump a refusé d’exclure cette possibilité dans une interview publiée par NBC News.
« Il sait exactement ce que je veux. »dit le magnat.
Dans ce contexte, qu’observe-t-on sur les marchés financiers ? Selon Bloomberg, Les obligations vénézuéliennes ont augmenté de 101 % en 2025, c’est-à-dire que leur prix a plus que doublé. Une grande partie de la reprise s’est produite à partir du mois d’août.
Les investisseurs, selon Bloomberg, font pression depuis des mois pour obtenir des obligations, pariant que Maduro finirait par quitter ses fonctions.
De cette manière, on s’attendrait à un changement de régime pour un régime plus semblable à celui des États-Unis.
Les investisseurs n’attendent pas que les événements se produisent, mais les anticipent. Comme on dit en langage courant, vous achetez la rumeur et vous vendez l’information.
Les obligations souveraines sont le reflet le plus direct du risque d’un pays et de sa santé budgétaire. Avec un changement de commandement à Caracas, on s’attendrait à un changement de direction dans un système économique qui a généré un exode massif de Vénézuéliens, notamment vers les pays voisins.

Bref, le marché prévoit un départ rapide du dictateur vénézuélien, dont le gouvernement est désigné comme organisation terroriste étrangère par le Bureau Ovale.
Les obligations souveraines du Venezuela se négocient en moyenne à environ 28 cents par dollar, a rapporté hier Bloomberg.
Le départ de Maduro, selon les analystes, pourrait survenir en raison d’une rupture au sein du régime vénézuélien, d’une frappe chirurgicale des États-Unis ou, apparemment l’option la moins probable, d’une invasion terrestre. Au total, le marché semble avoir déjà fait son pari.