Les grands-mères de la Plaza de Mayo lancent une campagne dans les réseaux pour trouver plus de petits-enfants

L’association Abuelas de Plaza de Mayo, dédiée à la recherche d’enfants illégalement appropriés pendant la dernière dictature argentine (1976-1983), a lancé ce mercredi la campagne #Volveapensarlo sur les réseaux sociaux, dans le but de retrouver plus de petits-enfants disparus, rapporte EFE.

L’initiative comprend deux courts métrages, mettant en vedette les acteurs Sebastián Wainraich, Dalia Gutmann et Marcos « Bicho » Gómez, qui nous invitent à nous demander si la société peut faire plus pour retrouver « les presque 300 petits-enfants disparus ».

Dans un communiqué, les Grand-mères ont souligné que « chaque information est essentielle » pour découvrir les traces de ces enfants, devenus adultes, « que la dictature a pris à leurs familles ».

« Des rumeurs, des silences, des soupçons et parfois des certitudes circulaient autour de ces cas de proches, de voisins et de voisins. Le temps a passé et la recherche des petites-filles a été rendue visible, puis des doutes ont surgi sur l’origine des couples, des amis, des collègues d’études, du travail », ont-ils indiqué.

En ce sens, il y a encore des familles qui attendent après quatre décennies, ainsi que des hommes et des femmes ayant besoin d’un accompagnement « pour leur permettre de s’interroger sur leur origine, pour confirmer que le doute qu’ils portent depuis si longtemps est valable ».

Pour tout cela, les grands-mères de la Plaza de Mayo ont lancé une demande à toute la société civile pour demander leur soutien et leur participation, au cas où elles auraient des informations pertinentes pour trouver où se trouvent les petits-enfants disparus.

« Entre nous tous, nous pouvons résoudre le crime d’appropriation en Argentine. Si vous avez des informations, écrivez par mail à [email protected]», ont-ils ajouté.

L’association présidée par Estela de Carlotto estime que près de 500 bébés ont été volés par la dictature à leurs mères, pour la plupart opposantes au régime, qui ont accouché dans des centres clandestins de détention et de torture et ont disparu à jamais, tuées ou jetées vives, droguées, à la mer.

Après quatre décennies, les Grand-mères ont réussi à récupérer l’identité de 130 petits-enfants et ont encouragé la poursuite des responsables du terrorisme d’État et des spoliateurs de leurs petits-enfants.

Selon des organisations de défense des droits humains, le terrorisme d’État a fait disparaître environ 30 000 personnes en Argentine.