La privatisation du service funéraire de la capitale a suscité des critiques – Jornal da USP

Selon Raquel Rolnik, ce qui a été annoncé comme une perspective de baisse du coût du service et d’amélioration de sa qualité montre, en pratique, qu’il s’agit d’une dégradation des services et d’une augmentation du prix

La mairie de São Paulo a décidé de transférer le service funéraire de la ville au secteur privé, par le biais d’une concession, et certains problèmes commencent déjà à poindre à l’horizon. Selon le professeur Raquel Rolnik, toujours sous la direction de Jorge Dória, un projet de concession de services funéraires dans la capitale a été élaboré, impliquant le transfert au secteur privé de 22 cimetières publics, en plus du crématorium de Vila Alpina, qui a finalement été approuvé par la Chambre en 2019, mais le projet n’a pas avancé en raison de problèmes avec la Cour des comptes municipale. Maintenant, cependant, une concession a été formalisée pour quatre entreprises depuis 25 ans et contrôlée par São Paulo Regula, qui est l’agence de régulation des services publics de la municipalité. Ces entreprises ont repris la charge, mais des problèmes ont commencé à survenir.

« Les gens se plaignent de l’inefficacité totale du service, des prix qui augmentent follement, de l’offre que font les entreprises sans prévenir qu’il y a un tarif social et un forfait de base beaucoup moins cher pour l’enterrement et offrant d’autres choses à gagner, exactement au moment où les gens sont absolument fragiles, non ? Et avec beaucoup de difficulté à régler les problèmes administratifs précisément au moment du décès ». Ces plaintes se sont multipliées et ont vu l’ajout d’employés qui travaillaient dans le service funéraire et qui avaient la promesse d’y être intégrés. « Ce qui était annoncé comme une perspective de baisse du coût du service et d’amélioration de sa qualité montre, en pratique, qu’il s’agit d’une dégradation des services et d’une augmentation des prix ».

Raquel Rolnik précise qu’il ne s’agit pas de critiquer le service privé, « il s’agit de comprendre qu’en ce moment, l’équation privatiser/subventionner n’est pas synonyme d’amélioration du service, d’accessibilité et d’universalité du service. Ce que nous vivons, et je pense qu’il est très important d’y faire face, c’est que, pour fournir le service directement par l’État, ce qu’était le modèle originel mis en place dans le pays, surtout à partir des années 1930, l’État souffre de plus en plus de restrictions […] mais la concession privée, en fait, n’offre pas forcément le meilleur service, ça peut arriver dans certains cas où elle peut offrir, mais ce qu’on a vu partout dans le monde, y compris, ce sont des remunicipalisations, des renationalisations, parce que ce n’est pas toujours ce qui est absolument structuré pour générer un profit pourra faire articuler l’équation de ce profit avec un plus grand accès ».


Ville pour tous
La colonne Ville pour tousavec le professeur Raquel Rolnik, est diffusé tous les jeudis à 8h30 sur Rádio USP (São Paulo 93,7 FM ; Ribeirão Preto 107,9 FM) et également sur Youtube, produit par Jornal da USP et TV USP.

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