Netflix continue d’ajouter des films d’un grand intérêt à son catalogue et « Tierra » en est le reflet. Avec une partition parfaite, selon What to See, le film sorti en salles en 2021 et sur la plateforme le mois dernier, aborde un drame de 89 minutes plein d’attributs.
Après avoir vécu une situation difficile, son protagoniste va décider de réécrire son histoire loin de la civilisation. Pour ce faire, Edee Holzer (Robin Wright) s’enfuit dans les Montagnes Rocheuses à la recherche de paix émotionnelle et en faisant tout confiance au processus.
Malgré la majesté, la beauté et la tranquillité qu’offre le cadre naturel, il ne sera pas facile pour Edee de s’adapter à cette nouvelle réalité. D’autant qu’il n’a aucune compétence et que l’hiver promet de faire de sa retraite une épreuve de survie.
Les difficultés qu’elle éprouvera au fur et à mesure qu’elle avancera dans son désir d’y rester l’amèneront à risquer sa vie, à douter de ses décisions et à croire que sa fin est venue. Tout cela jusqu’à ce qu’elle soit découverte par un chasseur local qui l’empêche de mourir et lui fournit des outils pour avancer. Avec lui, Edee trouvera une lumière au milieu du tunnel, retrouvant confiance en elle et surmontant les dures épreuves qu’elle a dû traverser.
Vous vivrez un changement
En plus de l’intrigue captivante, le travail des acteurs se démarque pour générer cette symbiose qui relie l’histrionique et les scénarios ronds. Robin Wright, en tant que protagoniste, est capable de pousser son personnage jusqu’aux limites, entraînant le spectateur. Et, le mieux, de montrer sous différents angles toute une palette d’émotions derrière les événements sur lesquels il doit réfléchir pour renaître.
Aux côtés de Wright, qui fait également ses débuts derrière le fauteuil du réalisateur, le Mexicain Demian Bichir – dans la peau de Miguel Borrás – arrive pour la changer ainsi que le spectateur. Justement, parce que par empathie et après avoir vécu des situations de profonde douleur, chacun (public et personnages) sera poussé à la réflexion. Ainsi, il terminera le film en ressentant le besoin de changer d’attitude face à des situations insignifiantes qui lui font porter un poids disproportionné, troublant sa paix.
Le Festival international du film de Palm Springs a nommé Robin Wright « Réalisateur à surveiller » après les débuts de « Earth ».