Royaume-Uni a annoncé ce dimanche l’envoi d’un navire militaire vers Guyane, une de ses anciennes colonies qui entretient un pouls avec Venezuela sur l’Essequibo, une région riche en pétrole administrée par Georgetown.
« Le HMS Trent naviguera ce mois-ci vers la Guyane, notre allié régional et partenaire du Commonwealth, pour une série d’engagements dans la région », a indiqué le ministère britannique de la Défense dans un communiqué.
Selon la BBC, le navire doit participer à des manœuvres militaires après Noël avec d’autres alliés de la Guyane, colonie britannique jusqu’en 1966. La chaîne britannique n’a pas précisé quels autres pays sont impliqués.
Le ministre vénézuélien de la Défense, Vladimir Padrino López, a qualifié l’envoi du navire militaire de « provocation ».
« Un navire de guerre dans des eaux à délimiter ? Et donc? Et l’engagement en faveur du bon voisinage et de la coexistence pacifique ? Et l’accord de ne pas menacer ni recourir à la force les uns contre les autres en aucune circonstance ? Padrino López publié dans
« Nous restons attentifs à ces provocations qui mettent en danger la paix et la stabilité des Caraïbes et de notre Amérique ! » » a réglé le chef militaire vénézuélien.
Londres avait déjà manifesté son soutien à la Guyane avec le déplacement en début de semaine de David Rutley, chef de la diplomatie britannique en Amérique.
Il ‘HMS Trent’, qui opère habituellement en Méditerranée, s’était déjà rendu début décembre dans les Caraïbes pour lutter contre le trafic de drogue.
Le Venezuela soutient qu’Essequibo, un territoire de 160 000 km2 riche en ressources naturelles, fait partie de son territoire, comme en 1777, lorsqu’il était colonie de l’Espagne, et invoque l’accord de Genève, signé en 1966, avant l’indépendance du Guyana vis-à-vis des États-Unis. Royaume-Uni, qui a jeté les bases d’une solution négociée et annulé une sentence de 1899, que Georgetown demande à la CIJ de ratifier.
Caracas revendique ce territoire depuis plus d’un siècle, même si elle a intensifié ses initiatives après la découverte de vastes réserves de pétrole dans la région en 2015 par la société américaine ExxonMobil.
Les tensions entre les deux pays se sont accrues après la tenue d’un référendum sur la souveraineté d’Essequibo le 3 décembre au Venezuela.
Cependant, les présidents Ali et Maduro ont apaisé les tensions après leur rencontre à Saint-Vincent-et-les Grenadines, sans pour autant résoudre leurs divergences sous-jacentes.