La Colombie insiste sur le rapatriement « individuel » des prisonniers vers l’Équateur

Au milieu de la crise de l’ordre public qui touche Équateurle gouvernement national de Colombie, dirigé par le président Gustavo Petroa publié une déclaration conjointe par l’intermédiaire du ministère des Affaires étrangères et du ministère de la Justice, en réponse à la mesure que le pays voisin envisage de prendre pour rapatrier 1.500 prisonniers colombiens.
La déclaration souligne la nécessité que le processus de rapatriement soit « individuel » au lieu de « massif« et souligne l’importance d’obtenir le consentement de la personne privée de liberté. L’Administration Petro, en sept points, a exprimé sa volonté d’aborder ce processus proposé par le président équatorien, Daniel Noboamais a également formulé des recommandations spécifiques.
Parmi les points soulignés dans la déclaration figurent :

  1. Le processus de rapatriement entre la Colombie et l’Équateur est régi par la Convention sur le transit des personnes, des véhicules, des navires et aéronefs fluviaux et maritimes du 18 avril 1990.
  2. Le rapatriement doit être un processus individuel, basé sur des critères objectifs, et nécessiter le consentement de la personne privée de liberté.
  3. Des critères sont établis pour le transfert, notamment purger au moins 50 % de la peine, avoir des problèmes de santé graves ou irréversibles, un handicap grave ou être âgé de 65 ans ou plus.
  4. Le ministère de la Justice et du Droit est pleinement disposé à activer le processus de rapatriement selon les paramètres de l’accord susmentionné.
  5. Il est souligné que l’éventuelle expulsion de compatriotes, à la différence du rapatriement, serait une décision unilatérale qui affecterait les décisions judiciaires en Colombie.
  6. La Colombie est convaincue que l’Équateur préservera les droits fondamentaux des prisonniers colombiens sur son territoire.
  7. Le Gouvernement colombien exprime sa solidarité avec le peuple équatorien et ses institutions, réaffirmant les liens d’amitié et de coopération entre les deux pays.

Cette déclaration reflète la position du Gouvernement colombien face à la situation dans Équateur, manifestant clairement son engagement envers les processus juridiques et sa volonté de collaborer au rapatriement des prisonniers selon les termes établis dans l’accord bilatéral. Dans le même temps, elle vise à préserver les droits et garanties des concitoyens qui pourraient être affectés par des mesures unilatérales de la part de Équateursoulignant l’importance de la coopération et du respect mutuel entre les deux nations à une époque de défis communs.