Les États-Unis ne soutiendront pas une opération israélienne dans le sud de Gaza

Washington prévient que toute opération militaire à Rafah, où se pressent un million de personnes, serait un désastre.

Le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, John Kirby, a déclaré jeudi qu’une opération israélienne dans l’enclave palestinienne de Rafah serait un « désastre » pour la population civile que les États-Unis « ne soutiendraient pas ».

« Toute opération militaire majeure à Rafah en ce moment et dans ces circonstances, (…) serait un désastre et nous ne la soutiendrions pas », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

Le porte-parole a rappelé que dans cette enclave du sud de la bande de Gaza se trouvent « plus d’un million, probablement plus ou moins un million et demi de Palestiniens qui cherchent refuge » car « c’est là qu’on leur a dit d’aller ».

Kirby a souligné qu’Israël a une « obligation particulière » de « protéger les vies innocentes » de ces Palestiniens déplacés lorsqu’il envisage une opération dans la région.

Les États-Unis ont ainsi répondu aux propos du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a appelé mercredi à continuer d’exercer une « pression militaire » sur Gaza jusqu’à obtenir « une victoire absolue » incluant la libération des otages, sans accepter les exigences du Hamas d’une possible accord de trêve.

« Nous continuerons jusqu’au bout », a-t-il souligné, alors que les troupes israéliennes entendent désormais diriger leurs opérations vers l’extrémité sud de l’enclave, Rafah. Plus d’un million de civils sont entassés dans cette ville située à la frontière avec l’Égypte, et si elle était prise, Israël assurerait le contrôle terrestre de toute la bande de Gaza.