Andreína Álvarez : « À 47 ans, je veux être mère »

Avant la popularisation des réseaux sociaux, au Venezuela, le sens de la viralité était connu dans la première décennie des années 2000. Tous les jeudis à 20 heures, il y avait un rendez-vous incontournable avec « Ajípica », une émission qui a défini une génération et qui était une tendance dès son premier épisode. Le visage d’Andreína Álvarez était alors connu dans tout le pays et elle devint un personnage familier malgré son irrévérence pétillante.

Vingt-cinq ans plus tard, l’artiste et actrice reste l’une des personnalités les plus appréciées de la télévision nationale. Elle est passée par différents formats, des émissions de téléréalité aux comédies et feuilletons, une expérience qui explose désormais sur l’écran de Canal I, où elle a été couronnée présentatrice vedette.

À l’occasion de son 47ème anniversaire, Andreína Álvarez a raconté quelles sont ses aspirations personnelles et professionnelles pour les mois à venir, une gamme de possibilités qui pourraient apporter une bénédiction à son foyer.

— Vous êtes passé d’un nouveau visage de Canal I à un pilier incontesté de sa programmation. En regardant en arrière et en voyant votre croissance au sein de cette chaîne, quel est selon vous le changement le plus important que vous ayez apporté pour passer du statut de pom-pom girl à celui de visage de cette institution ?

— Vous m’honorez de votre question. C’est gratifiant de sentir que mes années de formation et d’expérience ne sont pas passées inaperçues. Cela fait plus de 25 ans que je grandis en parallèle avec ma grande passion : l’art. Aujourd’hui, être considéré comme l’une des principales figures de Canal i me remplit d’une profonde fierté.

Dans cette maturité personnelle et professionnelle dont je jouis, je comprends que j’ai franchi cette grande étape en prenant conscience qu’en tant qu’artiste, je devais diriger à partir de ma propre essence. Le public m’a vu grandir, faire des erreurs et me réinventer.

Le changement fondamental a été de comprendre que Canal i, plus qu’une société de divertissement, est le lien que nous créons avec le téléspectateur ; un lien qui doit aujourd’hui être plus étroit que jamais. La télévision a évolué face à tant d’options, et cette proximité, basée sur le respect, la discipline, la créativité et l’authenticité, est ce qui me permet de continuer à parier sur notre industrie. Avec le recul, je constate que j’ai cessé d’être une figure de passage pour devenir une référence, mettant mon expérience dans chaque minute d’antenne et donnant à la chaîne une identité humaine et professionnelle.

—Quels projets Andreína Álvarez a-t-elle dans son sac cette année ?

—Une nouvelle année arrive toujours chargée d’intentions de croissance et d’ajout de projets. Ce 2026 ne fait pas exception : j’ai une immense volonté de créer. En plus de continuer à offrir du divertissement et de l’information dans le magazine « Et quoi de neuf ? », les propositions de nouveaux programmes retentissent déjà fortement. Je suis prêt à écouter ces idées au moment opportun ; Si la proposition est attractive, je n’hésiterai pas à l’accepter, car j’aime mon métier.

En revanche, je clôturerai le premier trimestre avec la première d’une pièce qui compte beaucoup pour moi : une merveilleuse comédie que le public appréciera et appréciera. La première aura lieu en avril 2026 au Centre culturel Chacao.

De même, depuis 2025 j’entretiens l’envie de revenir à la radio, un objectif à moyen terme que j’espère atteindre prochainement. Comme je le dis toujours, je suis prêt à vivre toutes les aventures que ce média m’offre.

—En tant que l’une des personnalités les plus influentes du cinéma actuel, comment assumez-vous le rôle de guide des nouvelles générations qui viennent à Canal i et quelle empreinte personnelle souhaiteriez-vous que la télévision vénézuélienne porte ?

—Pendant des années, j’ai eu la chance de diriger une académie de formation artistique pour enfants et adolescents ; Là, j’ai reconfirmé que la préparation à notre métier est précieuse et non négociable. Aujourd’hui, j’entretiens cette conviction et ma manière d’y contribuer est d’assumer, chaque matin, l’engagement d’accompagner les nouvelles générations par la générosité et l’exemple.

Mon parcours m’a appris que le talent sans discipline est éphémère. Pour cette raison, j’essaie de fournir à mes collègues de la chaîne les outils d’animation que j’ai cultivés, ainsi que la sensibilité du jeu d’acteur et cette étincelle de comédie qui nous relie au public, en leur rappelant toujours que le respect du spectateur est la base de tout.

—Où en est la vie amoureuse d’Andreína Álvarez et comment parvenez-vous à l’équilibrer avec le rythme de la télévision ?

—Aujourd’hui, je me trouve dans un moment de plénitude absolue. Ma relation actuelle est le reflet de tout l’apprentissage que j’ai acquis en tant que femme. Elle est mon refuge, mon soutien et a ce « quelque chose » qui me motive et m’inspire.

Mon partenaire de vie est une femme formidable ; J’admire profondément son équilibre et son professionnalisme. Nous vivons une relation intensément belle. Il s’agit de Zaida Noheli La Cruz, la femme qui, sans l’avoir planifié, a décidé de s’installer dans ma vie, ce dont je lui suis profondément reconnaissante.

Concilier cette plénitude avec le rythme exigeant de la télévision n’est pas toujours facile, mais partager le même métier nous aide à grandir ensemble et à mieux nous comprendre. Lorsque vous êtes en paix avec qui vous êtes, cette énergie circule en faveur de votre travail. En fin de compte, la réussite professionnelle est merveilleuse, mais rentrer à la maison et partager cette joie avec quelqu’un qui vous aime et vous respecte tel que vous êtes est ce qui donne vraiment un sens à tout cela.

—Si vous deviez définir votre objectif pour 2026, quel serait ce rêve que vous espérez voir se réaliser avant la fin de l’année ?

— Sans aucun doute, en 2026, à 47 ans, je veux être maman. Je suis prête à recevoir la vie de cet être qui me fera comprendre l’amour infini que ma mère ressent pour moi. J’ai compris qu’il n’est jamais trop tard pour un miracle quand l’âme a tant accumulé d’amour à donner.