Pour la période 2026-2031 de l’Assemblée nationale (AN), la députée Ivonne Ledezma Ron, fille du défunt leader politique, fondatrice de l’Unité populaire vénézuélienne (UPV), Lina Ron, et Yldemar Ledezma, coordinatrice politique du Front civique militaire bolivarien de Guárico, y participeront.
Lina Ron est née à Anaco, dans l’État d’Anzoátegui. Sa cause dans la gauche vénézuélienne a commencé dans les comités de luttes populaires ; Elle cherchait à lutter en faveur des plus démunis.
À Caracas, il existe un site emblématique de la ville qui conserve une partie de son héritage : ce qui était autrefois connu sous le nom de Plaza Andrés Eloy Blanco, aujourd’hui Plaza Lina Ron, située à l’angle de Santa Capilla, dans le centre historique de la capitale. Dans cet endroit, Lina rencontrait les gens combatifs qui défendaient la Révolution.
L’un des souvenirs de ses luttes est celui où il s’est enchaîné avec plus de 2 000 personnes sur la Plaza Bolívar à Caracas, parce que le défunt maire de la métropole, Alfredo Peña, avait licencié les travailleurs qui revendiquaient des revendications syndicales.
En 2004, il fonde le parti révolutionnaire Unidad Popular Venezolana (UPV), à caractère anti-impérialiste, une bannière politique ajoutée au projet bolivarien du commandant Hugo Chávez et de la Révolution.
Sa disparition physique est due à un infarctus du myocarde. « Éternellement vivant », c’est ainsi qu’il a été déclaré par le peuple et par le commandant Hugo Chávez, ce 5 mars 2011, au moment de sa plantation.
Sa fille, Ivonne, qui occupe pour la première fois un siège au Parlement vénézuélien, partage sa vision du travail social au sein de la Commission des familles, de la liberté de religion et de culte de l’AN, du processus de dialogue national et de la validité de l’héritage de sa mère dans la politique actuelle.
— De quelle commission faites-vous partie et quels sont vos projets pour cette année législative ?
—C’est une grande responsabilité qui incombe aujourd’hui à la jeunesse en temps de Révolution.
C’est ma première fois à l’Assemblée nationale et c’est un honneur de faire partie de cet engagement envers le peuple et les lois du pays.
Je fais partie de la Commission Famille, plus précisément de la sous-commission Enfants et Adolescents. C’est une mission qui me comble beaucoup, car le travail social m’a toujours caractérisé, moi et ma famille. Pour nous, la famille est grande, non seulement celle du sang, mais celle que l’on construit sur le chemin de la défense de la Patrie.
—Comment cet héritage se reflète-t-il chez votre mère, Lina Ron, dont on se souvient comme d’une combattante de base ?
— Cela vient de mes racines ; de ma mère, de ma grand-mère maternelle Herminia de Ron et de mon père, qui était aussi un grand combattant social. Nous avons grandi avec la formation pour aider les autres.
Ma mère a commencé sa carrière sociale ici à Caracas et a vécu la période la plus difficile de la Révolution, lorsqu’il a fallu retirer les rues de l’opposition au commandant Chávez. Beaucoup disent qu’elle était agressive, mais l’histoire l’a conduite à ce rôle. Personnellement, c’était une femme extrêmement sensible, intelligente et analytique ; Elle aimait tricoter, broder et cuisiner. Beaucoup me disent qu’elle a été avant tout une défense de la Patrie, et nous continuons de l’être, mais c’est un autre moment : un moment de dialogue, de paix et de réconciliation.
—Comment cet héritage de votre mère influence-t-il aujourd’hui, compte tenu des communes et de l’importance que le président Nicolás Maduro et la présidente par intérim Delcy Rodríguez accordent au peuple ?
—Cela influence absolument. Dans les débats sur la loi d’amnistie, nous avons vu que notre peuple est sage et ne veut pas de confrontation, il veut le dialogue et la paix. Il ne s’agit pas d’un transfert de souveraineté ou d’une capitulation, mais plutôt d’un dialogue direct.
La présidente par intérim Delcy Rodríguez a défendu tout le monde dans un rôle très difficile, surtout après des situations telles que l’enlèvement du président Nicolás Maduro et de la première combattante Cilia Flores par l’empire. Concernant les communes, le président Nicolás Maduro a rendu possible la « Communauté ou rien » de Chávez.
Le 8 mars auront lieu les premières élections communales de cette année et la ville est déjà organisée.
—Concernant votre rôle à l’Assemblée nationale, quelle est la proposition que vous souhaiteriez porter au débat de la commission ?
—J’aimerais notamment travailler sur la question des adoptions. C’est une question cruciale qui touche à la culture et aux émotions, mais elle est nécessaire. Il y a beaucoup d’enfants qui manquent d’amour et de nombreuses familles prêtes à en donner. C’est une question dans laquelle nous devons avancer avec amour, car dès l’enfance l’avenir se construit et le pays se construit. Nous devons sauver et être sauvés aussi.
—Comment est actuellement la structure du parti que votre mère a fondé ?
—Ma mère a fondé l’UPV (Unité populaire vénézuélienne) d’abord comme mouvement social, puis, à la demande du président Chávez, elle est devenue un parti politique.
On suit les ordres. Actuellement, la présidence du parti est assurée par Henry Hernández. Nous travaillons main dans la main au niveau national, en allant toujours de l’avant.