Paloma Valencia dit que les sondages sont une « chimbada », mais l’un d’eux l’a désignée candidate à la présidentielle

Le sénateur et candidat présidentiel du Centre Démocratique, Paloma Valencea demandé à l’électorat colombien de ne pas croire au enquêtes qui abondent dans les jours précédant les élections du 31 mai.

Cepeda et de la Espriella en tête des enquêtes

« Ce sont des chimbas », c’est ainsi qu’il a décrit les différents sondages qui, pour le moment, continuent de montrer Iván Cepeda, du Pacte historique, et Abelardo de la Espriella, indépendant, mais avec le soutien du Mouvement de Salut National, comme les candidats ayant le plus d’options pour succéder à Gustavo Petro à la présidence de la République.

« Les enquêtes sont comme les comptables des gangsters… les blagues. N’y croyez pas… Faites-le mieux parce que le comptable du gangster fait toujours cette blague. Voici la réalité concrète »a indiqué Paloma Valencia à ‘Sin Anesthesia’ de Caracol.

Les sondages et enquêtes réalisés depuis l’annonce des candidats à la présidence montrent en moyenne que Paloma Valencia occupe la troisième place dans les préférences de vote des personnes interrogées, talonnant dans certains cas Abelardo de la Espriella, tandis que dans d’autres, elle est à la traîne.

Un sondage l’a désignée candidate

Les propos de la sénatrice née à Popayán il y a 50 ans ont été largement critiqués car, justement, c’est un sondage qui l’a amenée à devenir la candidate du Centre démocratique en 2025 pour les élections présidentielles de 2026.

La consultation du Centre démocratique qui a choisi son représentant aux élections présidentielles a été réalisée à travers une enquête, un acte critiqué par sa compatriote María Fernanda Cabal, qui a remis en question le processus et l’a amenée à prendre ses distances avec la communauté et qui l’a même amenée à annoncer son départ du parti fondé par l’ancien président Álvaro Uribe Vélez.

Paloma Valencia assure qu’elle bénéficie d’un énorme soutien et cite à cet effet des exemples d’événements de prosélytisme avec une réponse massive, parmi lesquels celui organisé à la Movistar Arena de la ville de Medellín, qui, selon la candidate, a réussi à rassembler plus de 45 000 personnes.

Première femme présidente ?

La Colombie n’a pas de femme présidente dans son histoire et la candidate caucasienne, petite-fille de l’ancien président (Guillermo León Valencia), aspire à rompre avec la tradition et à être élue comme la plus haute autorité des Colombiens, et pour ce faire, elle a engagé le stratège du président du Costa Rica, qui a pris le pouvoir début mai.

Les analyses effectuées sur les différentes enquêtes indiquent qu’il existe une énorme possibilité que le président des Colombiens ne soit pas élu au premier tour et qu’un jour d’élection supplémentaire soit nécessaire le 21 juin.