Une série de groupes de travail ont été activés pour recueillir des propositions pour la réforme de la loi organique sur les drogues. L’information est publiée sur le compte Instagram de la Surintendance nationale antidrogue (Sunad), dont le chef, Danny Ferrer Sandrea, a expliqué qu’« un effort commun est en train de se développer pour renforcer le cadre juridique et opérationnel de l’État vénézuélien face aux nouveaux défis en termes de sécurité citoyenne ».
Ferrer Sandrea, qui est également chef du Vice-ministère du Système d’Investigation Criminelle, a déclaré que la réforme de la Loi sur les Drogues faisait partie du Plan National Antidrogue 2026-2031.
Des représentants des organismes de sécurité citoyenne, des institutions de santé et du pouvoir judiciaire, entre autres, participeront aux tables de travail installées.
« Le Plan National Antidrogue envisage une dynamique transversale où la justice et la législation doivent avancer au même rythme que la réalité opérationnelle », a déclaré Ferrer Sandrea lors de l’installation des tables.
« Nous ne pouvons permettre l’impunité. Notre objectif est de garantir une procédure régulière et le respect des garanties constitutionnelles, en fournissant à nos procureurs et organismes d’enquête les outils juridiques nécessaires pour soutenir les éléments de condamnation devant les tribunaux », a souligné la plus haute autorité antidrogue.
Jours successifs, les tables ont été activées dans des zones spécifiques. Dans le domaine de la santé, la table technique était dirigée par Amira Beiruti Castillo, consultante juridique chez Sunad, et Berlena González, directrice générale de l’analyse stratégique et des études avancées sur les médicaments. Y ont participé des représentants du Service autonome de contrôle de la santé, une entité rattachée au ministère de la Santé qui surveille la qualité des médicaments, des aliments et des centres de santé du pays.
Lors de cette réunion, la mise à jour des concepts techniques sur les substances contrôlées et les nouvelles nomenclatures chimiques pour le contrôle dynamique ont été discutées, unifiant les critères entre le ministère de la Santé et Sunad en vue de faciliter le contrôle sans entraver l’utilisation industrielle et pharmaceutique légitime, indique un rapport publié.
Les experts ont évalué la définition des activités telles que le stockage, la transformation, le raffinage et la distribution dans le cadre légal ou réglementaire pour éviter les lacunes d’interprétation et apporter une fermeté juridique aux actions de l’État, tout en mettant l’accent sur la prévention intégrale comme axe de santé publique à travers le renforcement des programmes éducatifs et communautaires.
Enfin, il a été proposé d’évoluer vers la transformation numérique avec des systèmes automatisés de reporting en temps réel, optimisant la transparence et l’efficacité opérationnelle dans chaque État selon les normes nationales et internationales.
Au siège de la Surintendance Nationale Antidrogue, les séances de consultation se sont poursuivies la semaine dernière avec les représentants du Registre National Unique des Opérateurs de Substances Chimiques Contrôlées.