Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a rapporté ce vendredi que 265 enfants palestiniens sont morts à Gaza depuis l’annonce de la trêve en octobre dernier.
Selon l’agence des Nations Unies, cela équivaut à un enfant qui meurt chaque jour pendant plus de huit mois, auquel s’ajoutent plus de 400 enfants blessés, dont beaucoup avec des blessures catastrophiques.
Lors d’une conférence de presse à Genève, en Suisse, le porte-parole de l’UNICEF, James Elder, a déclaré que « ces enfants ne sont pas morts dans une zone de guerre. Ils sont morts dans leurs maisons. Ils sont morts dans leurs écoles. Ils sont morts en jouant au football, ils sont morts en pêchant. « Ils ont été abattus, bombardés, touchés par des quadricoptères. »
Il a également noté que les traumatismes font partie de l’enfance à Gaza et affectent la capacité des enfants à manger, dormir et se développer normalement.
Pour sa part, le porte-parole du Bureau des affaires humanitaires de l’ONU, Jens Laerke, a expliqué que l’opération humanitaire à Gaza continue d’être soutenue par des « arrangements improvisés » et la persévérance palestinienne.
En outre, il a demandé un accès sûr et sans entrave, la levée des restrictions sur les articles essentiels tels que le matériel médical, le carburant et les pièces de rechange pour les systèmes d’eau et d’assainissement.
Il a exhorté à cesser de normaliser ces décès, soulignant qu’aucun cessez-le-feu ne peut être considéré comme vrai si les enfants ne sont pas protégés.
Selon les autorités palestiniennes, depuis le 7 octobre 2023, 73 018 personnes sont mortes et 173 273 autres ont été blessées.
Sur ce total, 1 007 sont morts et quelque 3 165 ont été blessés depuis le 11 octobre, date à laquelle le cessez-le-feu entre Israël et le mouvement de résistance palestinien Hamas est entré en vigueur.