En 1917, Salvador de la Plaza lut publiquement, dans une partie du Lycée de Sciences Politiques, le document intitulé : « Importance des associations chez les étudiants et, par conséquent, dans la vie publique d’une nation ».
Il convient de noter que, lors de la conférence, il a expliqué ce qu’est le « capillerisme » : « Disons qu’il naît généralement du cléricalisme et de la vie dans les petites villes. Le jeune homme, dans un premier temps, cesse de faire une mauvaise action, non pas parce qu’il se voit dégradé, mais, au contraire, à cause d’une bassesse inexplicable du Dr. »
Justement, de la Plaza, son groupe générationnel a tenté de réorganiser le mouvement étudiant dans le but ultime de libérer l’État national des fardeaux du personnalisme politique.
Pour ce faire, il a fondé son discours politique sur la moralité laïque que la laïcité française promouvait à travers la figure importante de Jules Payot. C’est-à-dire que le nouveau sujet historique, l’étudiant, avait pour objectif de mettre fin à la culture des caudillos et des macheteros.
C’est pour cette raison que le jeune de Caracas a exprimé le besoin moral d’autocritique pour vaincre les vices de la culture coloniale et néocoloniale : « Transformons-nous et détruisons le capillerisme et sa source, en formant, à travers cette association, des consciences et des filles stables, sans crainte du jugement du Docteur. [del miedo] à nous-mêmes. »
Il a conçu, dans sa phase pré-marxiste, l’urgence de restructurer l’État sur la base de valeurs et de normes qui rompraient avec la subjectivité politique et religieuse qui génère sans aucun doute des vices tels que le copinage, le népotisme, la corruption, entre autres maux, qui empêchent la consolidation d’un État de droit et de justice.
A cet égard, il a souligné : « …la morale universelle qui anime la civilisation et dont nous voulons être les porte-parole dans le cas où nous vivons ». Il est frappant que près de 100 ans plus tard, en 2008, le commandant Hugo Chávez ait évoqué la nécessité de réformer l’État sur la base de la transformation de la conscience sociale dans le cadre des trois R (révision, rectification et réamélioration).