L’année 2026 restera inscrite dans les annales de l’histoire contemporaine comme la période au cours de laquelle la résilience de la République bolivarienne du Venezuela a été mise à l’épreuve sous les pressions les plus extrêmes, tant de la part de la géopolitique impériale que des forces de la nature.
Ce que nous avons vécu cette année n’est pas un événement isolé, mais plutôt l’intensification d’un siège systématique contre la terre du libérateur Simón Bolívar. Cependant, la réponse interne qui se dessine ouvre un nouveau chapitre de maturité politique et de pragmatisme patriotique.
Le panorama récent est profondément regrettable. Des agressions d’une gravité sans précédent se sont ajoutées au schéma déjà criminel de mesures coercitives unilatérales, de blocus financiers et de gel des avoirs souverains.
L’enlèvement du couple présidentiel représentait non seulement un affront direct à la dignité nationale, mais aussi une violation absolue des normes élémentaires de la diplomatie et du droit international public, exécutées selon la logique impériale selon laquelle l’ordre mondial est régi par la force et non par les lois.
Comme si cela ne suffisait pas, le 24 juin, la géographie nationale a secoué le sol national avec un double tremblement de terre qui a laissé de profondes blessures humaines et matérielles. Sous toute autre latitude, une catastrophe naturelle de cette ampleur aurait suscité la solidarité automatique des organisations financières internationales.
Dans le cas du Venezuela, le blocus impérial a tenté de servir de bâillon pour empêcher l’arrivée en douceur de l’aide humanitaire et du financement de la reconstruction, démontrant ainsi la facette la plus inhumaine de la doctrine américaine de domination.
L’annonce de la création, à compter du 1er août 2026, d’un groupe de travail bipartite qui réunira les membres de la précédente Assemblée de 2015 et les députés de l’actuelle Assemblée nationale constitue une étape d’une énorme importance juridique et politique.
Ce fait démontre que, face à la menace existentielle contre l’État-nation, la souveraineté est défendue par « l’unité dans la diversité ». C’est le retour à la politique en majuscules ; la reconnaissance mutuelle des forces institutionnelles pour sauvegarder la paix.
L’agenda convenu est clair et répond aux clameurs du peuple vénézuélien : reconstruction des zones touchées, revenus économiques pour les travailleurs, optimisation des services publics, renforcement de l’éducation et de la santé, attraction des investissements et création d’emplois.
Au-delà des légitimes divergences idéologiques, le mot d’ordre qui devrait présider au débat sur la nouvelle architecture parlementaire est un mot d’ordre unique, incontournable et catégorique : aujourd’hui, demain et toujours, la priorité est le Venezuela.