L’Iran dément Trump et clarifie la réalité du détroit d’Ormuz

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Seyed Abbas Araghchi, a averti les États-Unis d’éviter de commettre une erreur de calcul majeure concernant le détroit d’Ormuz, basée sur de faux renseignements. La chancelière a publié cette déclaration via un réseau social en réponse directe aux déclarations du président américain Donald Trump, qui affirmait que son pays conservait le contrôle total de cette route maritime.

Araghchi a souligné que Washington avait un historique de calculs erronés motivés par un manque d’information et a décrit la position actuelle de la Maison Blanche comme un risque majeur pour la stabilité régionale.

Le chef de la diplomatie iranienne a souligné que les autorités nord-américaines ignorent la réalité opérationnelle sur le terrain en proclamant une ouverture qui n’existe pas.

Position officielle concernant les déclarations de Washington

L’Autorité du détroit du Golfe Persique a confirmé que le passage maritime restait totalement bloqué et a exclu que les déclarations des dirigeants américains modifient la situation actuelle.

L’organisme de réglementation a décidé que la route resterait fermée jusqu’à ce que les conditions posées par le gouvernement iranien soient formellement acceptées.

De son côté, le quartier général central de Khatam al-Anbiya a soutenu la mesure à travers un message officiel dans lequel il rejetait les versions américaines sur le transit normal des navires.

Le porte-parole militaire a affirmé qu’aucun navire commercial ou pétrolier ne traverse la zone sans l’autorisation et la supervision directe des forces armées iraniennes.

Restrictions et surveillance militaire dans la région

Le commandement militaire iranien a réitéré que ses troupes maintenaient un contrôle et une gestion absolus sur le couloir stratégique, tout en qualifiant les versions de la Maison Blanche d’expressions de désespoir.

Les forces de sécurité surveillent en permanence les mouvements des avions et des navires liés à Washington et à Israël à proximité du golfe.

Les restrictions actuelles sur le détroit d’Ormuz sont en vigueur depuis fin février, lorsque Téhéran a interdit le passage en toute sécurité des navires liés aux États-Unis et à Israël en réponse à des frappes aériennes conjointes contre le territoire iranien. Le commandement militaire a assuré qu’il répondrait fermement à toute menace portant atteinte à la souveraineté nationale.