« Abelardo envisage une auto-attaque » : la forte dénonciation de Cepeda augmente les tensions avec La Espriella

A moins de deux semaines du second tour présidentiel, la lutte entre Cépéda et Abelardo De La Espriella a haussé le ton après un choc de fortes accusations sur le réseau social

L’épisode a suscité une controverse immédiate sur la scène politique nationale, en raison de la gravité des déclarations et du contexte de haute tension dans lequel se déroule la campagne présidentielle.

La plainte de Cepeda sur les réseaux sociaux

À travers son compte officiel, le candidat Ivan Cépéda Il a assuré avoir reçu des informations qui seront portées à la connaissance des autorités compétentes, considérant qu’il pourrait s’agir d’un événement hautement sensible en termes de sécurité électorale.

« Par différents moyens, j’ai été informé que, dans la campagne d’Abelardo De La Espriella, un complot était en train d’être mis au point pour mener une auto-attaque contrôlée contre le candidat dans le but d’influencer le résultat final de l’élection », a déclaré le candidat.

Cepeda a ajouté que, selon les informations reçues, l’événement présumé serait prévu quelques jours avant le 21 juin, date du deuxième tour présidentiel.

En ce sens, il a annoncé qu’il transmettrait les allégations aux autorités :

  • Bureau du Procureur général, pour vérification
  • L’Unité de protection nationale (UNP), pour évaluer d’éventuels renforcements sécuritaires

Réponse de Abelardo De La Espriella

La réaction d’Abelardo De La Espriella a été immédiate. Le candidat a rejeté les accusations et a assuré qu’elles étaient dues à une stratégie politique en pleine dernière ligne droite de la campagne.

« Cepeda, dans votre désespoir, vous semblez disposé à recourir à n’importe quelle stratégie pour détourner l’attention du débat sous-jacent. Vous savez que vous allez perdre et que cela vous rend angoissé et hors de contrôle. Chaque jour, cela devient plus évident. La même information est parvenue à notre campagne : que vous préparez une auto-attaque », a-t-il déclaré.

Le candidat a ajouté qu’il a décidé de ne pas rendre publiques des versions similaires qui seraient parvenues à son équipe, arguant qu’il s’agit de questions sensibles qui doivent être traitées de manière responsable.

De même, il a rappelé l’impact de la violence politique dans le pays et a cité le cas du sénateur assassiné Miguel Uribe Turbay comme exemple de la gravité du contexte.

« Hier encore, nous avons rendu hommage à la mémoire de Miguel Uribe Turbay. Sa mémoire doit nous aider à comprendre que ces questions exigent le maximum de sérieux et de responsabilité », a-t-il indiqué.

Un nouvel épisode de forte tension électorale

L’échange d’accusations s’ajoute à une série d’affrontements antérieurs entre les deux candidats, qui ont inclus des débats sur la campagne, le processus électoral et la légitimité des différentes stratégies politiques.

Au milieu d’une atmosphère de polarisation, la polémique sur la prétendue « auto-attaque » élève encore le niveau du débat à quelques jours de la nouvelle tournée des Colombiens aux urnes pour définir le prochain président.