Táchira inaugure le Bureau de Mobilité et Protection de la population migrante

Le premier point d’assistance à la mobilité de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a été inauguré à Táchira pour fournir des conseils et un soutien juridique à la population migrante et de retour, en particulier aux familles voyageant avec des mineurs.

Le gouvernement de Táchira, en collaboration avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le maire de San Cristóbal, a inauguré ce vendredi 5 juin l’espace en plus du refuge du système de protection intégrale pour garçons, filles et adolescents.

Le bureau est situé dans le terminal passagers de San Cristóbal et disposera de fonctionnaires spécialisés de l’OIM pour aider les migrants.

Le gouverneur Freddy Bernal a souligné qu’il s’agissait du premier bureau de ce type au Venezuela et en Amérique latine, et a remercié le système des Nations Unies pour son soutien dans la réalisation de cet important travail. Il a également annoncé que dans une deuxième phase, un centre d’hébergement temporaire sera construit pour soutenir la population migrante qui, pour des raisons juridiques ou économiques, doit rester dans l’État de Táchira pendant son transit vers d’autres destinations.

L’autorité régionale a indiqué qu’environ 25 000 personnes circulent chaque mois dans le terminal de San Cristóbal, dont 2 500 sont susceptibles de nécessiter l’attention du système de protection, d’orientation et de soutien. De même, il a souligné que l’État de Táchira est un pont obligatoire pour la migration, non seulement entre la Colombie et le Venezuela, mais qu’il est également le destinataire de vagues de mobilité en provenance de différents pays, comme dans le cas de la pandémie, lorsque plus de 180 000 personnes d’Amérique latine ont circulé à travers l’entité andine.

Les Vénézuéliens rentrent au pays

La représentante de l’OIM au Venezuela, Lia Poggio, a déclaré que l’année dernière, il y avait une augmentation du retour de la population vénézuélienne. Il a indiqué que « près du double du nombre de personnes par rapport à l’année dernière sont de retour dans le pays », il a donc été essentiel de créer cet espace pour pouvoir aider les personnes en transit et qui ont besoin de services de protection ou d’orientation juridique.

Il a également souligné qu’un pourcentage important de la population rapatriée en condition vulnérable qui arrive dans l’État de Táchira a d’autres États du pays comme destination finale, c’est pourquoi des progrès sont attendus dans le centre d’hébergement temporaire afin qu’ils puissent disposer d’un espace sûr pour rester pendant une période allant jusqu’à 72 heures.

Enfin, les autorités ont réitéré que le Bureau de mobilité et de protection vise à fournir des soins de qualité, dignes, sûrs et complets pour l’accompagnement et la protection de la population migrante et rapatriée, avec le soutien des agences de l’État vénézuélien et des organisations internationales.