Aïda Quilcueformule vice-présidentielle de Ivan Cépédaa été durement mise en cause parce qu’elle n’avait pas de diplôme universitaire, ce qui a suscité une controverse car plusieurs protagonistes de la scène politique nationale considèrent que cela la disqualifie d’occuper l’un des plus hauts postes électifs.
Expérience de travail communautaire
La sénatrice du Cauca a fait face à différentes critiques et assure que le fait de ne pas avoir de diplôme universitaire ne la disqualifie pas du poste de vice-présidente et que son travail de plusieurs années dans la lutte pour les communautés indigènes de son département soutient son objectif de maintenir le Pacte historique pendant 4 ans supplémentaires au pouvoir avec une éventuelle élection d’Iván Cepeda comme président de la République.
C’est un mensonge de dire que nous ne soutenons pas l’éducation.
Nous croyons à l’éducation formelle, aux universités, à la science et au savoir. Mais nous croyons aussi à l’éducation ancestrale, au savoir des gens, à l’expérience et au travail communautaire.
Dans notre programme… pic.twitter.com/hqKIZWgpMV
– Aida Quilcué (@aida_quilcue) 8 juin 2026
Le parlementaire, né à Paez il y a 53 ans, est membre du Conseil Régional Indigène du Cauca (CRIC) et est arrivé au Congrès de la République pour la Circonscription Spéciale Indigène, et a été choisi par Iván Cepeda pour être sa formule vice-présidentielle, au milieu d’une intention de reconnaître les valeurs multiculturelles et ethniques de la nation.
Éducation interculturelle
À travers une vidéo publiée sur le
Quilcué souligne dans sa vidéo que, même si elle n’a pas de diplôme universitaire, l’expérience d’années de travail au service des communautés indigènes la rend digne de la possibilité de devenir la première vice-présidente indigène de la nation, une position dont les groupes ethniques du pays sont traditionnellement marginalisés.
« Nous croyons à l’éducation formelle, aux universités, à la science et à la connaissance. Mais nous croyons aussi à l’éducation ancestrale, à la connaissance des gens, à l’expérience et au travail communautaire »» dit Aída Quilcué.
La candidate à la Vice-présidence de la République a annoncé que l’idée selon laquelle elle ne croit pas à l’éducation est un mensonge et, au contraire, elle assure que, comme la sagesse ancestrale, elle est nécessaire au développement et au progrès du pays.
Polémique avec les universités privées
Les critiques et références à la formation académique d’Aída Quilcué ont été présentées après qu’elle ait assuré que les diplômés des universités privées «sont des voleurs», ce qui a provoqué une vive polémique.
La sénatrice a défendu ses propos et expliqué qu’elle ne faisait pas référence aux jeunes qui étudient dans différents campus universitaires, mais que le message s’adressait à la classe politique traditionnelle, traditionnellement formée dans les universités privées.