Le Ministre de l’Intérieur, Armando Benedettia mis en garde contre un possible échec de la carte électorale pour les consultations des candidats à la présidentielle, qui auront lieu le 8 mars. Selon le chef du portefeuille, l’absence d’espace blanc sur le bulletin de vote pourrait ouvrir la porte à une manipulation des votes non marqués.
« La carte pour les consultations n’a pas d’espace vide. Ainsi, si l’électeur ne marque pas la carte, il reste la possibilité que quelqu’un d’autre la marque. Cela a été un échec pour moi, un échec qui peut donner lieu à des fraudes. Car qui garantit que la carte non marquée ne pourra pas être marquée plus tard ? Personne », a assuré Benedetti.
Sécurité électorale dans les zones frontalières
Lors de la Commission de contrôle et de garanties électorales à Cúcuta, le ministre a souligné que « la démocratie ne se protège pas à distance, elle est protégée là où existent de réels défis », et a souligné la nécessité d’un traitement spécial pour les territoires frontaliers comme le Norte de Santander.
« Le gouvernement national est conscient de ce qui se passe sur le territoire et ne permettra à aucun risque de perturber l’exercice démocratique », a-t-il ajouté.
Benedetti a souligné que les frontières sont confrontées à des défis supplémentaires, tels que « des flux migratoires constants, des économies illégales, la pression des structures criminelles et des défis institutionnels » qui nécessitent une coordination interinstitutionnelle permanente.
La commission a également évalué l’état de l’ordre public, les alertes précoces, le déploiement de la Force Publique et les mesures de protection des candidats, avec un accent sur les Districts Spéciaux de Transition de Paix (CITREP), vitaux pour la représentation politique des territoires les plus touchés par le conflit.
Parmi les participants figuraient le ministre de la Défense, Pedro Arnulfo Sánchez, la médiatrice du peuple, Iris Marín Ortíz, le gouverneur du Nord de Santander, William Villamizar, le greffier délégué aux élections, Jaime Hernando Suárez Bayona, le général de brigade Rosemberg Novoa Piñeros, la vice-ministre de la Connectivité, Gloria Patricia Perdomo Rangel, et d’autres autorités civiles et militaires.
Protection des candidats CITREP
Le ministère de l’Intérieur a indiqué que sept commissions CORPE ont été organisées exclusivement pour le CITREP, évaluant 68 candidats au niveau national. En conséquence, des mesures de protection spécifiques ont été adoptées :
- 6 programmes combinés Police-UNP
- 66 programmes UNP supplémentaires
- 12 véhicules blindés
- 10 véhicules conventionnels
- 68 gilets balistiques
Au total, 82 personnes composent les dispositifs de protection, 14 de la Police Nationale et 68 de l’UNP. Ces actions s’inscrivent dans le cadre d’un itinéraire national de surveillance permanente, à visée territoriale, reconnaissant que les risques électoraux ne sont pas homogènes et nécessitent des réponses différenciées, notamment dans les zones frontalières.