Le ministre de l’Intérieur, Armando Benedetti, a répondu à la polémique survenue après la promulgation du décret 0150 de 2026, par lequel le gouvernement a signalé une nouvelle urgence économique. Le point central de la controverse est l’article 12, qui autorise les entités publiques à recourir de manière notable à la passation de marchés directs pour garantir les biens, services et logistiques nécessaires pendant l’urgence.
Plusieurs secteurs politiques ont averti que cette disposition pourrait ouvrir la porte à des prolongations de contrats sans contrôles communs, notamment dans un contexte préélectoral. La sénatrice Angélica Lozano a indiqué que la règle supprimerait les limites des ajouts contractuels et les restrictions de la loi sur les garanties. Face à cela, Benedetti a soutenu que la mesure se limite strictement à l’écoute de l’urgence et qu’elle n’a aucune raison électorale. Comme indiqué, les garanties ont été respectées et toute lecture différente est due au contexte de la campagne.
Parallèlement, le ministre a déposé devant la Chambre des représentants un projet de loi qui modifie et ajoute des articles de la loi 2200 de 2022, afin de renforcer l’autonomie des assemblées départementales. La proposition envisage de garantir progressivement un siège social adéquat, une connectivité et des outils technologiques pour l’exercice de ses fonctions.
L’un des changements importants concerne le processus d’élection du secrétaire général des assemblées. Le projet établit un appel public obligatoire et une procédure en huit étapes: préavis, inscription, liste des admis, tests objectifs avec un minimum de 60% d’approbation, évaluation du mérite, liste des éligibles, entretien en plénière et élection au scrutin secret. En outre, il instaure une période institutionnelle du 1er janvier au 31 décembre, avec possibilité de réélection tacite sous réserve d’une évaluation des performances.
Les articles proposent également de reconnaître comme mérite supplémentaire des études de troisième cycle et une expérience spécifique en gestion publique ou en conseil institutionnel.
Au cours de sa déclaration, Benedetti a réaffirmé que le Gouvernement chercherait à promouvoir une Assemblée Nationale Constituante au cours de la prochaine période législative et présidentielle. Le président Gustavo Petro a soutenu cette idée, expliquant qu’elle permettrait d’approfondir les droits consacrés dans la Constitution de 1991. Cependant, le procureur général Gregorio Eljach a indiqué que toute réforme doit suivre la procédure constitutionnelle et que le pays pourrait nécessiter des ajustements, mais pas nécessairement une nouvelle Charte politique.