Bernal demande à ne pas se rendre dans le Norte de Santander après le déploiement militaire à la frontière

Plus de 500 soldats des Forces Spéciales Urbaines de l’Armée Colombienne renforceront la sécurité du Pont International Atanasio Girardot, dans le cadre de la mesure exceptionnelle de militarisation décrétée par le gouvernement colombien pour rétablir l’ordre public dans la Zone Métropolitaine de Cúcuta.

Le déploiement comprend des véhicules blindés et des troupes d’opérations spéciales, selon les autorités locales.

Le gouverneur du Nord de Santander, William Villamizar, a exprimé son soutien à la décision de militariser la ville de Cúcuta et le cordon frontalier, compte tenu des récents actes de violence enregistrés dans l’entité et a souligné comme « essentielle » l’action coordonnée entre les forces de sécurité pour « contrecarrer les menaces de criminalité et de narcoterrorisme » dans la région.

De même, le maire de Cúcuta, Jorge Acevedo, a confirmé le début des opérations de sécurité dans différents secteurs de la capitale du nord de Santander, avec le renfort de 324 membres de la Force Publique et de 150 policiers qui se joindront aux actions de surveillance et de contrôle.

Bernal demande à ne pas se rendre au Norte de Santander

Pour sa part, le gouverneur de l’État vénézuélien de Táchira, Freddy Bernal, a déclaré que le défi « est de maintenir Táchira comme une zone de paix » face à la vague croissante de violence déclenchée dans la zone métropolitaine de Cúcuta, pour laquelle il a appelé la population de Táchira à s’abstenir de se rendre au Norte de Santander, en raison des graves incidents de sécurité survenus ces dernières semaines.

De même, il a réitéré son inquiétude face à « la situation malheureuse que vit la Colombie et en particulier le Nord de Santander » avec des affrontements, des attaques et des tueurs à gages, tout en exprimant sa solidarité avec les autorités de la région nord de Santander dans « l’espoir que la Colombie trouve un chemin vers la paix ».

Enfin, il a précisé que les autorités vénézuéliennes maintiennent les plans de protection des frontières et la coordination permanente entre la Région Stratégique de Défense Intégrale (Redi), la Zone Opérationnelle de Défense Intégrale (Zodi), Conas, Goes, Sebin, Dgcim et la Police de Táchira pour renforcer le cordon de sécurité et empêcher toute altération de la sécurité à la frontière.

Restrictions de mobilité

Les dispositions prises par la Mairie de Cúcuta incluent la restriction de la circulation des motos de 20h00 à 5h00 du matin jusqu’au lundi 2 novembre, ce qui affecte la mobilité des personnes, notamment les étudiants et les travailleurs qui vivent ou voyagent entre les deux côtés de la frontière, dans les municipalités de San Antonio et Ureña (Venezuela) et de Cúcuta, Villa del Rosario et Los Patios (Colombie).

Enfin, malgré les mesures mises en œuvre, le poste frontière et les points de contrôle de l’immigration du pont Atanasio Girardot sont entretenus régulièrement, conformément aux horaires établis pour le transit des personnes, des véhicules et des marchandises lourdes.