Il est des actes qui laissent l’opinion mondiale stupéfaite par leur audace, leur manque de légitimité, leur brutalité intrinsèque. Nous réitérons que le blocus illégal et les exécutions extrajudiciaires contre les pêcheurs violent les articles 1 et 2 de la Charte des Nations Unies, le Statut de Rome sur les crimes contre l’humanité et la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. Plus encore, l’enlèvement d’un Président les viole.
L’enlèvement est un acte de privation illégale de liberté classé comme punissable dans toutes les législations du monde. Le commettre contre un haut fonctionnaire ne l’excuse pas, cela l’aggrave, tout comme le fait de commettre l’assassinat aggrave le crime d’homicide.
Après avoir commis un tel crime contraire aux lois du Venezuela, à celles de la communauté internationale et à celles de son propre pays, le président Trump a déclaré que « désormais, nous gérerons le Venezuela ». Au cours de son premier mandat, il a déclaré que le pétrole vénézuélien devait être saisi, car il s’agissait d’un « or liquide » précieux. Dans la seconde, il postulait que « la terre, le pétrole et les ressources du Venezuela » lui appartenaient. Ce sont les ruminations d’un criminel dont le seul but est de prendre possession des biens de sa victime. Rien ne pourrait être plus faux d’un point de vue juridique, politique et pratique.
Les lois des États-Unis ne sont pas applicables à un citoyen vénézuélien pour des actes commis au Venezuela. La réglementation américaine n’est applicable que sur son propre territoire, et ses autorités n’ont aucune compétence ni juridiction pour agir en dehors de ses limites. De telles lois ne justifient pas non plus la violation du territoire de l’État souverain du Venezuela, ni l’assassinat de près d’une centaine de victimes non armées ou exerçant leur droit de légitime défense, ni le bombardement, l’incendie et la destruction d’infrastructures et d’installations.
Les Américains ne peuvent faire des prisonniers hors de leur territoire qu’en état de guerre, et il est de notoriété publique que lors de l’enlèvement du président Nicolas Maduro, il n’y a pas eu de guerre légitimement déclarée entre le Venezuela et les États-Unis, mais plutôt la destruction illégale par les forces américaines de bateaux de pêche et de leurs équipages.
Ajoutons que, selon la Convention de Vienne, les présidents des Etats souverains bénéficient de l’immunité diplomatique pendant l’exercice de leurs fonctions.
L’enlèvement implique une responsabilité pénale pour ses auteurs, mais pas pour ses victimes, puisque le crime ne crée pas de droits pour le délinquant. L’enlèvement illégitime d’un président ne légitime pas ses auteurs à « gérer le pays » de la victime, et les lois du Venezuela, ni celles des États-Unis, n’attribuent aucun type de droits aux ravisseurs sur leurs victimes ou sur les biens privés ou publics qu’ils gèrent.
L’enlèvement violent et illégitime d’un président par des forces armées d’un autre pays, qui n’étaient même pas autorisées à le faire par le Congrès de ce dernier, ne doit être considéré que comme une absence temporaire du fonctionnaire, puisqu’il est en vie et qu’il existe une possibilité de réintégration dans ses fonctions, ce à quoi prévoit la Constitution de la République bolivarienne du Venezuela :
234°. Les absences temporaires du Président de la République seront compensées par le Vice-Président Exécutif pour une durée maximale de quatre-vingt-dix jours, prorogeable par décision de l’Assemblée Nationale pour une durée maximale de quatre-vingt-dix jours supplémentaires.
Si l’absence temporaire dure plus de quatre-vingt-dix jours consécutifs, l’Assemblée nationale décide à la majorité de ses membres s’il y a lieu de considérer qu’il y a absence absolue.
Ajoutons une réflexion pertinente. Quel avenir attend la communauté internationale si l’on admet que tous les dirigeants qui ne plaisent pas à une seule puissance peuvent et doivent être kidnappés ?
C’est une chose d’anéantir des pêcheurs désarmés ou d’enlever des citoyens, une autre d’obtenir le consentement de plus de trente millions de compatriotes.
La seule chose que les criminels ont réussi à saisir est la personne physique du Président, qui a déjà été constitutionnellement et temporairement remplacé par le président en charge.
Les envahisseurs se sont emparés d’un fonctionnaire, pas d’un pays.
Les pouvoirs publics, les richesses, le territoire et la population de la République bolivarienne du Venezuela continuent d’appartenir uniquement et exclusivement aux Vénézuéliens, et non à des hors-la-loi étrangers sans autre motivation que de s’emparer de ce qui ne leur appartient pas.
Par conséquent, aucune puissance étrangère ne détermine ou ne déterminera le contenu de nos lois, les actes de leur exécution, ni les condamnations qui dissipent les doutes sur leur correcte application, ni l’exercice du suffrage ni les actes de contrôle sur ces pouvoirs exercés par le Pouvoir Moral. Aucune des décisions de nos pouvoirs publics n’est dictée et ne peut être dictée par des criminels d’autres nationalités.
Pas un pouce de territoire de la République bolivarienne du Venezuela n’est occupé par un envahisseur étranger. Pas un mètre de son territoire n’échappe actuellement au contrôle des Forces armées nationales bolivariennes. Il n’existe pas non plus de bases militaires gérées par des troupes étrangères. Nos lois sont appliquées uniformément sur tout notre territoire. Notre territoire n’est pas non plus fragmenté en zones dans lesquelles les puissances étrangères disposent de différents degrés de privilèges ou d’autorité législative, exécutive et judiciaire.
Les richesses et les droits que notre Constitution attribue à la République continuent à lui appartenir, ainsi que les entreprises dont la loi fondamentale accorde la propriété exclusive à la nation.
Toute tentative visant à invalider ces principes serait nulle et non avenue ; Cela ne constituerait qu’une tentative de violation de notre souveraineté et d’anéantissement de notre République, et tous les Vénézuéliens sont par conséquent investis du devoir et du droit d’y résister par tous les moyens, conformément aux dispositions de l’article 333 de la Constitution de la République bolivarienne du Venezuela, qui stipule :
Article 333. La présente Constitution ne perdra pas sa validité si elle cesse d’être observée par un acte de force ou parce qu’elle est abrogée par tout autre moyen que celui qui y est prévu.
Dans une telle éventualité, tout citoyen investi, qu’il soit investi ou non de l’autorité, aura le devoir de collaborer au rétablissement de sa validité effective.
PS : je suis sans internet depuis novembre, j’ai souscrit à la fibre optique chez Cantv et ils n’ont pas fini de l’installer depuis des semaines. Je demande à qui que ce soit de faire en sorte que cela fonctionne pour moi.