Kast, élu président du Chili, à Lima : l’ordre du jour de la rencontre avec José Jerí

Le président élu du Chili, José Antonio Kasta commencé mercredi sa visite officielle à Lima avec un agenda axé sur la crise migratoire vénézuélienne, la coordination régionale en matière de sécurité et le dialogue politique avec l’exécutif péruvien. La réunion qu’il tiendra avec le président José Jeri constitue l’axe principal de votre séjour dans le pays.

Kast est arrivé au Pérou accompagné des sénateurs élus Enrique Lee et Renzo Trisottireprésentants des régions chiliennes d’Arica-Parinacota et de Tarapacá, zones directement touchées par le flux migratoire et la dynamique frontalière.

La visite à Lima fait partie d’un cycle régional que le président élu a développé avant son entrée en fonction le 11 mars, et qui l’a conduit auparavant en Équateur et en Argentine.

Le thème central de la rencontre avec Jerí sera l’évaluation d’un couloir humanitaire régional qui facilite le retour des migrants vénézuéliens en situation irrégulière dans les pays de la région. La proposition envisage une coordination entre le Pérou, le Chili et l’Équateur pour permettre des mécanismes qui rendent possible un transfert ordonné vers le Venezuela.

Tant le gouvernement péruvien que le président élu chilien ont indiqué que la migration irrégulière est devenue l’un des principaux défis pour la sécurité intérieure et la capacité opérationnelle des États.

José Jerí a indiqué que le Pérou n’est plus en mesure de continuer à accueillir des migrants en situation irrégulière, tandis que Kast a insisté – comme il l’a fait dans sa campagne – sur le expulsion de citoyens ayant un statut d’immigration irrégulier.

L’agenda bilatéral comprend également le renforcement du contrôle des frontières et la coopération contre la criminalité organisée et le trafic de drogue, dans un contexte dans lequel les deux gouvernements cherchent à faire progresser des protocoles communs aux niveaux de la police, de l’armée et de l’immigration.

Pour l’analyste des affaires internationales Andrés Gómez de la Torrel’arrivée du président élu du Chili dans notre pays est importante, compte tenu du nouveau rapport de forces hémisphérique. À cela s’ajoute l’impact sur la région qu’a eu et a eu la migration vénézuélienne.

« José Antonio Kast a un plan d’immigration dur et fort, inspiré par l’Italienne Georgia Meloni et le Nord-Américain Stephen Miller. Ces pays ont des politiques très dures en matière de migration et Kast a dans sa plateforme électorale un plan de confinement de l’immigration et de la sécurité aux frontières qui est appelé bouclier frontalier. (…) Ce plan implique évidemment beaucoup de choses, parmi lesquelles, disons, la constitution d’une sorte de surveillance très forte des frontières pour éviter justement la question de la migration. »expliqué à Gestion.

En ce sens, De la Torre souligne que la visite de Kast est importante « dès que nous disons que nous devons stabiliser et établir des canaux de communication bilatéraux péruviens-chiliens pour que cela ne dégénère pas à des niveaux plus élevés et que cela n’aboutisse pas à des tensions entre les deux gouvernements ».

La visite intervient au milieu d’un scénario régional marqué par la récente capture de Nicolas Maduro dans une opération menée par les États-Unis. Kast a publiquement soutenu cette action, tandis que Jerí a souligné qu’une nouvelle étape s’ouvrait vers le rétablissement de l’ordre démocratique au Venezuela.

Selon les chiffres du système des Nations Unies, plus de 7,7 millions de Vénézuéliens ont quitté leur pays depuis 2014. Le Pérou accueille environ 1,7 million de citoyens vénézuéliens, tandis que près de 650 000 résident au Chili, des chiffres qui expliquent la centralité de la question migratoire dans l’agenda bilatéral.

L'opération de capture de Maduro était

Dans le cadre de sa visite, Kast a également tenu une réunion avec des hommes d’affaires péruviens et chiliens, organisée par le Conseil d’affaires chilien-péruvienqui a réuni près de 50 représentants de secteurs tels que les mines, l’agroalimentaire, l’énergie et le commerce.

Lors de la réunion, les questions liées à l’investissement, au commerce, à l’intégration frontalière et à la coopération productive ont été abordées. Le secteur des affaires a exprimé sa volonté de collaborer avec les gouvernements des deux pays à travers des propositions techniques visant à renforcer l’intégration économique, à améliorer la compétitivité et à rétablir le flux à la frontière sud, actuellement inférieur aux niveaux d’avant la pandémie.