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État de siège au Guatemala pour arrêter la manifestation maya

Les indigènes Q’eqchi’ du Guatemala ont maintenu pendant plus de 21 jours un camp de fortune dans la municipalité d’El Estor, à quelque 300 kilomètres au nord-est de la ville de Guatemala, pour protester contre l’exploitation de la mine, mais au cours des deux derniers jours, ils ont souffert répression par les forces de sécurité, avec plusieurs blessés, dont des femmes et des enfants.

Le gouvernement d’Alejandro Giammattei a réprimé la manifestation indigène et a déclaré que 19 membres des forces de sécurité ont été blessés à coups de « pierres et de machettes » par les manifestants.

Vendredi et samedi, des centaines d’agents de la Police nationale civile ont attaqué des communautés indigènes en résistance avec des gaz lacrymogènes, selon diverses sources.

De son côté, le médiateur guatémaltèque des droits de l’homme, Jordán Rodas, a exprimé ce samedi sa préoccupation face à la répression policière des communautés indigènes et a déclaré que la mine fonctionnait « illégalement ».

« Depuis 2019, la Cour constitutionnelle (la plus haute juridiction du pays) a ordonné à la CGN de ​​suspendre le permis d’exploitation minière, pour n’avoir pas procédé à une consultation préalable », a souligné le médiateur.

Cependant, malgré l’interdiction, Rodas a assuré que « le gouvernement du Guatemala », présidé par Alejandro Giammattei,

« Il garde les camions CGN » pour entrer dans la mine et en même temps les forces de sécurité « répriment la population et les journalistes ».

La société propriétaire de la mine, dénommée Fénix et à capitaux russes, est la Guatemalan Nickel Company (CGN), filiale de la société russe Solway Investment Group.

Les indigènes mayas se battent pour arrêter l’exploitation de l’entreprise de nickel en raison de l’absence d’études d’impact environnemental ou d’autorisation d’exploitation en raison de l’absence d’une consultation populaire sur la question.

Le gouvernement de Giammattei a décrété hier l’état de siège dans la municipalité d’El Estor, pour arrêter les mobilisations des populations indigènes qui s’opposent à l’exploitation de la mine Fénix. La mesure a été ordonnée par le président guatémaltèque, par décret 9-2021, et sera valable 30 jours.

Avec l’imposition de la mesure, qui doit être ratifiée par le Congrès, l’État peut interdire la libre circulation de la population, diluer toute organisation ou manifestation, et détenir un ou plusieurs habitants sans décision de justice. Il prévoit également que l’armée participe à actions de sécurité pendant la durée du siège. AGENCES

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