Il n’y a pas eu de vote au fusil : le ministère de l’Éducation assure qu’il n’y a aucune indication que les campagnes ont voté pour Iván Cepeda sous la pression d’acteurs armés

La Mission d’observation électorale (MOE) a annoncé qu’il n’y avait aucune indication sur la soi-disant théorie du vote par arme à feu, qui a été dénoncée comme une prétendue pression de la part de groupes armés illégaux pour que les habitants de différentes régions du pays votent aux élections présidentielles pour le candidat du Pacte historique.

Aucune preuve catégorique

L’analyse réalisée par le ministère de l’Éducation affirme ne disposer d’aucune preuve catégorique que le vote à la carabine a atteint son objectif, après que, de divers secteurs liés à Abelardo de la Espriella, comme le parti Centre démocratique et le candidat lui-même, il a été rapporté que dans des points de la géographie nationale avec une forte présence d’acteurs illégaux comme dans les départements de Cauca et Nariño, leurs habitants ont été menacés de remettre leur vote au sénateur Iván Cepeda pour éviter des représailles.

Dans son rapport, le ministère de l’Éducation précise que, même si les risques réels de contrôle social et les effets sur la liberté de vote persistent, « il n’existe aucune preuve statistique qui associe automatiquement, proportionnellement ou généralement l’ingérence des groupes armés illégaux à l’augmentation du flux électoral de l’un des candidats en lice ».

La thèse du manque de preuves sur le vote à la carabine est devenue évidente après que des analyses statistiques ont révélé que lors des élections dans des régions dominées par des groupes armés illégaux, des victoires éclatantes ont été enregistrées pour les options politiques opposées aux structures dominantes ; Cette situation fausse donc l’existence d’un alignement électoral imposé.

« Non au discours stigmatisant » : MOE

Dépasser les récits stigmatisants sur les campagnes colombiennes, comme la généralisation du vote au fusil, est l’appel lancé par la Mission d’observation électorale et reconnaître, au contraire, l’autonomie politique des communautés pour garantir leurs conditions de sécurité et de liberté dans leurs décisions démocratiques.

L’ancien candidat à la présidentielle et sénateur de la République, Iván Cepeda, a partagé publiquement les conclusions de l’enquête intitulée « Le paradoxe du vote captif », soulignant que la science et les statistiques sont concluantes.

Il n’y avait pas d’alignement idéologique

Le sénateur Cepeda a insisté sur le fait que les analyses statistiques réalisées sur le comportement du vote rural en Colombie pendant les élections ont été réalisées à travers un processus statistique rigoureux, citant des données convaincantes pour démontrer que le comportement des habitants des campagnes colombiennes répondait à un scénario de participation citoyenne et non de terreur, semée par des groupes armés illégaux.

Cepeda a souligné que le rapport du ministère de l’Éducation indique que le vote rural en Colombie a atteint un record historique de 64,39 %, par rapport à 2022 avec 57,27 % et 2018 avec 52,13 %.

Le législateur de Bogotá, âgé de 63 ans, a également souligné comment Abelardo de la Espriella a obtenu précisément 66% de ses voix dans les zones rurales, niant ainsi l’alignement idéologique ou le vote au fusil.