Ils découvrent un réseau qui vendait de fausses cartes d’identité aux migrants

Une enquête judiciaire a révélé un réseau de corruption qui opérait depuis un siège du Registre national de l’état civil dans la municipalité de Fundación, Magdalena, où des fonctionnaires et des individus auraient facilité la délivrance irrégulière de documents d’identité colombiens à des migrants étrangers.

Selon les conclusions du Bureau du Procureur général, le réseau du Greffe a proposé registres d’état civil, cartes d’identité et cartes de citoyenneté en échange de paiements allant de 1 200 et 1 500 dollars. Les procédures, apparemment légales dans leur forme, reposaient sur de fausses informations saisies directement dans les systèmes officiels.

L’opération, qui bénéficiait du soutien du CTI, de l’armée et d’organisations internationales comme Homeland Security Investigations, a permis la capture de quatre personnes : un fonctionnaire en activité, deux anciens fonctionnaires du Registre et un agent de sécurité. Les arrestations ont eu lieu en Fondation et Santa Martaaprès plusieurs mois de suivi.

Selon les autorités, les personnes impliquées auraient participé à au moins 20 événements criminels liés à la création de fausses identités. Parmi les irrégularités détectées figure l’utilisation d’actes de naissance tardifs et de pièces justificatives comportant des données altérées, notamment lié à des personnes décédéespour créer des profils apparemment valides au sein du système.

Les bénéficiaires de ces procédures étaient principalement des citoyens Vénézuéliens et Dominicains, qui, avec des documents colombiens apparemment légitimes, ont pu se déplacer sans restrictions et accéder aux routes migratoires vers des pays tels que États-Unis, Mexique et plusieurs pays européens.

L’un des mécanismes les plus utilisés par l’organisation a été de créer une base juridique basée sur un état civil frauduleux. À partir de ce document initial, le reste des identifications a été géré jusqu’à l’obtention de cartes d’identité et de passeports fonctionnels. Cela a permis aux migrants se présenter comme citoyens colombiens devant les autorités internationales.

Les enquêtes révèlent également que certains des documents délivrés Ils ont été fabriqués avec des matériaux originaux, ce qui rendait encore plus difficile la détection de l’irrégularité. Toutefois, les données enregistrées ne correspondaient pas à l’identité réelle des personnes.

Au cours des audiences, les personnes capturées ont été accusées de crimes tels que association de malfaiteurs aggravée et trafic de migrants. Bien qu’aucun d’entre eux n’ait accepté les accusations, un juge a ordonné l’assignation à résidence de deux des personnes impliquées, tandis que les autres continueront à être liés au processus et resteront libres.

Les autorités n’excluent pas que d’autres personnes soient impliquées au sein de l’entité, c’est pourquoi les enquêtes se poursuivent. Cette affaire met en évidence le échecs des contrôles institutionnels et comment ceux-ci peuvent être utilisés pour alimenter les réseaux de migration illégale qui opèrent au-delà des frontières du pays.