La Colombie

Ils découvrent une structure qui semble provenir des premiers stades de formation de la Voie lactée

Un equipo de investigadores descubrió una estructura estelar de las primeras etapas de la Vía Láctea, informa este miércoles el Instituto español de Astrofísica de Canarias (IAC), que, en un comunicado, explica que se trata del remanente de cúmulo globular más antiguo hallado hasta date.

Une découverte qui a été publiée ce mercredi dans le magazine La nature, et dans lequel les données du satellite Gaia de l’ESA sont combinées aux observations faites au Gran Telescopio Canarias, installé à l’observatoire de Roque de los Muchachos (île espagnole de La Palma), avec les télescopes CHFT et Gemini-Norte de l’observatoire du Mauna Kea ( Hawaii).

Les amas globulaires sont des groupements d’étoiles, généralement très anciennes, qui se trouvent aux marges des galaxies, et dans le cas de celui découvert dans cette recherche, les étoiles ont une teneur exceptionnellement faible en éléments lourds.

Cette découverte « ouvre une fenêtre directe et unique sur les premiers temps de la formation des étoiles dans l’univers », Nicolas Martin, chercheur à l’Observatoire de Strasbourg, qui dirige ces travaux, indique dans un communiqué, ajoutant que ce qui a été retrouvé est une relique de l’époque où les premières structures stellaires ont été créées.

Jusqu’à présent, l’existence d’amas globulaires avec si peu d’éléments n’était pas connue, ce qui en fait une découverte clé pour comprendre comment les étoiles se sont formées au début de l’Univers. Pour étudier les premières structures stellaires qui se sont formées dans l’Univers, les astronomes peuvent observer les galaxies les plus éloignées, ou étudier en détail les structures les plus anciennes de la Voie lactée, une méthodologie appelée « archéologie galactique ».

La grande majorité des étoiles « Ceux qui nous entourent, comme le Soleil, se sont formés dans notre galaxie. Cependant, une petite fraction des étoiles et des amas de la Voie lactée, qui se trouvent dans son environnement, ont été importés de galaxies plus petites », explique Jonay González, chercheur à l’Instituto de Astrofísica de Canarias et co-auteur de l’article.

L’amas découvert a peut-être été introduit de cette manière, mais il perdait ses étoiles dans son orbite autour de la galaxie en raison des contraintes de marée, laissant un « empreinte céleste » d’étoiles, ajoute-t-il.

Cette découverte a été possible grâce aux données recueillies par la mission du satellite Gaia de l’Agence spatiale européenne (ESA) et à l’identification d’étoiles primitives par le Enquête vierge, en cours au Télescope Canada-France-Hawaï (CFHT), sur le Mauna Kea.

L’équipe de chercheurs a exploré la carte enregistrée par le satellite Gaia, avec un nouvel algorithme pour isoler ces rares amas d’étoiles. L’une des structures découvertes était un nouveau flux stellaire, que l’équipe a nommé « C-19 ».

En parallèle, l’étude Pristine, d’Hawaï, a cartographié le ciel pour mesurer systématiquement le pourcentage d’éléments lourds dans des millions d’étoiles, et la combinaison de ces deux études a révélé que C-19 contient des étoiles avec une fraction extrêmement faible d’éléments lourds.

Des observations de suivi avec le Gemini North Telescope, à Hawaï, et le Gran Telescopio Canarias (GTC ou Grantecan), à La Palma, ont confirmé la nature d’amas globulaire de l’objet perturbé, ainsi que les niveaux exceptionnellement bas d’éléments lourds : donc aussi bas que 0,04% de celui du Soleil et bien en dessous toute autre structure connue dans l’Univers.

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