Les 18 militaires enlevés dimanche dans une zone indigène de Carmen de Atrato, dans le département de Chocó, Ils ont été libérés sains et saufs dans la soirée de ce lundi 22 décembre. C’est ce qu’a annoncé l’Armée nationale depuis son compte X.
Selon ce qu’a détaillé l’institution, la libération des militaires a été rendue possible « grâce à une commission humanitaire » composée de plusieurs entités du département de Chocó, de la municipalité de Carmen de Atrato, du Bureau du Médiateur et des conseils indigènes, « après environ quatre heures de dialogue ».
« Nos 18 hommes de la Brigade 15 ont été libérés après avoir passé 36 heures kidnappés par la communauté indigène de Río Claro, réserve La Puria, peuple Embera Katío, alors qu’ils menaient des opérations contre l’ELN », a déclaré la Septième Division de l’Armée dans son récit X.
#ÀCetteHeure | Nos 18 hommes du #Brigade15 Ils ont été libérés après avoir été kidnappés pendant 36 heures par la communauté indigène de Río Claro, réserve de La Puria, peuple Embera Katío, alors qu’ils menaient des opérations contre le GAO ELN.
La livraison en toute sécurité des soldats est… pic.twitter.com/hWOiMugmo7
— Septième Division de l’Armée Nationale (@Ejercito_Div7) 23 décembre 2025
Enlèvement de soldats par des civils
Le groupe d’hommes en uniforme a été arrêté dimanche dernier, le 21 décembre, lorsqu’une unité militaire, qui travaillait contre les groupes armés illégaux à Chocó, était entouré d’environ 200 personnes dans la zone rurale de la commune de Carmen de Atrato.
Selon les informations officielles, les soldats détenus ont été transférés contre leur gré dans une réserve indigène de la région et pour cette raison, la mission qu’ils étaient censés accomplir a dû être suspendue.
Ce n’est pas le premier cas de ce type survenu dans le pays, le rétention militaire par des civils est devenu un problème fréquent lors des différentes opérations menées par les forces armées colombiennes.
En août dernier seulement, 34 soldats ont été enlevés par des paysans dans le département de Guaviare et, en septembre, 45 autres soldats ont subi le même sort dans le Cauca. Dans les deux cas, tous ont été libérés quelques jours plus tard grâce à la médiation de missions humanitaires.
Compte tenu de la fréquence de ces cas, l’Armée Nationale a lancé un appel urgent à toutes les autorités, ainsi qu’aux dirigeants communautaires, pour qu’ils garantir l’intégrité physique de ses éléments, De même, il a rappelé que toute action qui empêche les opérations militaires légitimes de l’État menace la défense de la vie et la sécurité des citoyens sur le territoire.