« Ils ne peuvent pas les interdire » : la Cour constitutionnelle stoppe net les dérives des complexes résidentiels

La Cour constitutionnelle a créé un nouveau précédent en matière de coexistence avec des animaux de compagnie sur des propriétés horizontales. À travers le jugement T-199 de 2026, La Haute Cour a déterminé que le règlement intérieur des complexes résidentiels Ils ne peuvent pas empêcher les animaux de se promener dans les espaces communs ni interdire leur transport dans les ascenseurs.

La décision est intervenue après avoir étudié le cas d’un résident d’un complexe à Cajicá, qui a déposé une action en protection contre l’administration a refusé d’utiliser l’ascenseur avec un de ses chiens. La femme et l’animal avaient des problèmes de mobilité qui rendaient l’utilisation des escaliers peu pratique, mais le règlement intérieur exigeait un autorisation spéciale pour utiliser l’ascenseur avec des animaux domestiques.

Lors de l’analyse de l’affaire, la Cour a conclu qu’imposer des autorisations préalables ou des interdictions générales de déplacer des animaux de compagnie dans les espaces communs viole des droits fondamentaux tels que le libre développement de la personnalité et de l’intimité familiale.

Les magistrats ont rappelé que la législation colombienne reconnaît déjà le droit des animaux de compagnie de circuler dans les parties communes des propriétés soumis au régime de propriété horizontal, les administrations ne peuvent donc pas créer de restrictions qui ignorent ce cadre juridique.

En conséquence, la Haute Cour a ordonné que le complexe résidentiel permettre l’utilisation de l’ascenseur sans nécessiter de permis spécial, s’abstenir d’imposer des sanctions liées au transport d’animaux de compagnie et modifier le règlement intérieur pour l’ajuster à la réglementation en vigueur.

Oui, il peut y avoir des règles, mais pas des interdictions absolues.

La décision n’élimine pas la possibilité pour des groupes d’établir des règles garantissant la coexistence entre voisins. La Cour a précisé que les administrations conservent le pouvoir de exiger l’utilisation d’une laisse, le respect des mesures de sécurité pour les races qui le nécessitent, la collecte des déchets et le respect des normes d’hygiène au sein des espaces communs.

Toutefois, ces règles doivent être raisonnables et ne peuvent pas devenir des restrictions qui empêcher le déplacement des animaux ou conditionner leur permanence à des permis discrétionnaires.

L’arrêt a également souligné que les animaux de compagnie occupent une place importante au sein de nombreuses familles et que le lien entre les personnes et leurs animaux de compagnie bénéficie d’une protection constitutionnelle, Toute limitation doit donc être pleinement justifiée et respecter les droits fondamentaux des résidents.

Avec cette décision, la Cour a réitéré que les manuels de coexistence et les réglementations horizontales de propriété doivent être conformes à la Constitution et à la loi, en privilégiant le coexistence responsable avant les interdictions générales qui touchent ceux qui vivent avec des animaux de compagnie.