Les protectionnistes et Misión Nevado rejettent la prémisse promue dans un audiovisuel viral, dans lequel il est affirmé que la protection des animaux engendre des responsabilités civiles. La Mission Nevado va déposer une plainte auprès des tribunaux.
La Mission Nevado a publié une déclaration rejetant la criminalisation et le harcèlement contre les sauveteurs qui fournissent de la nourriture aux animaux des rues et qui sont promus sur les réseaux sociaux.
À travers son compte Instagram, l’entité a détaillé qu’il y a quelques jours des professionnels du droit ont publié un matériel audiovisuel critiquant le travail des sauveteurs qui fournissent de la nourriture aux animaux errants (en particulier les chats), dans lequel un discours alarmiste et partial est utilisé pour décourager l’alimentation de ces êtres en situation de vulnérabilité dans les communautés.
La Mission a cité l’article 127 de la Constitution, qui appelle à la protection de la faune sauvage. « L’article 127 n’est pas une suggestion, c’est un mandat qui oblige à la fois l’État et les citoyens à protéger la biodiversité. Nourrir un animal sensible est un acte de préservation de la vie qui fait partie de ce devoir supérieur », peut-on lire dans le communiqué.
En ce sens, ils ont répudié la prémisse promue dans l’audiovisuel, selon laquelle il est affirmé que la protection des animaux engendre des responsabilités civiles, ce qui – souligne l’écrit – constitue une distorsion de la loi.
« Nous croyons fermement que la pratique du droit doit servir la justice et la paix sociale. Promouvoir le harcèlement contre ceux qui effectuent un travail altruiste viole les principes fondamentaux de dignité, de bienséance et de véracité établis dans le Code de déontologie des avocats vénézuéliens », affirme la publication.
C’est pourquoi la Mission Nevado a annoncé qu’elle déposerait une plainte auprès du Tribunal disciplinaire de l’Ordre des Avocats du District de la Capitale afin que cette situation puisse faire l’objet d’une enquête dans les plus brefs délais.