La Colombie

Interpol le recherche dans 195 pays avec une circulaire rouge

Avec la publication de la circulaire rouge, le bureau du procureur général entend garantir la recherche de Luis Carlos Restrepo dans 195 pays. Il a été commissaire à la paix entre 2002 et 2009, sous le gouvernement d’Álvaro Uribe Vélez.

L’entité accusatrice l’a accusé de la fausse démobilisation du bloc Cacica La Gaitana des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) en février 2012, après l’avoir trouvé responsable d’un plan visant à recruter des citoyens et à les faire passer pour des guérilleros qui allaient déposer les armes.

Il y a dix ans, Restrepo a quitté le pays et est resté un fugitif de la justice colombienne depuis. Dans ce sens, Ce vendredi 14 janvier reprendront les audiences contre l’ancien commissaire à la paix, où il est représenté par son avocat de confiance.

Ainsi, Restrepo doit répondre des délits de détournement par appropriation au profit de tiers, fraude procédurale, prévarication par action et trafic, fabrication, port d’armes et transport de munitions à l’usage exclusif des Forces Armées aggravées.

De même, pour ces mêmes crimes, d’autres personnes liées à l’enquête doivent répondre. Il s’agit des colonels Jaime Joaquín Ariza Girón et Hugo Hernán Castellanos Jiménez et des frères Miguel Alcides, Flor Inés, José Alfredo Pacheco et Alejandro Salazar Pacheco, alias « Biófilo ».
Ces personnes auraient participé à la mise en relation de 64 guérilleros présumés le 7 mars 2006 à Alvarado, Tolima. Jusqu’à présent, tous les participants présumés à ce plan sont libres.

Selon une enquête du journal El Tiempo, le parquet mène également d’autres faux processus de démobilisation auxquels Restrepo aurait participé, enquêtes menées par la Direction de la justice transitionnelle de l’entité et qui incluent des déclarations d’anciens paramilitaires.

La première enquête allègue que l’ancien commissaire à la paix avait fait des progrès dans la démobilisation de certaines personnes qui ne faisaient pas partie du bloc des forces d’autodéfense de Tolima (AUC), lors d’événements survenus le 22 octobre 2005, dans le village de Tajo medio – Ambalema, Tolima. .

À son tour, le deuxième processus indique que Restrepo n’a pas remis à l’ICBF les mineurs qui faisaient partie du Bloc Catatumbo de l’AUC, au moment de la démobilisation qui a eu lieu en décembre 2004 dans le village de Campo Dos à Tibú, Nord de Santander.

Selon le corps accusateur, l’ancien responsable a remis les mineurs à leurs proches directement sur ordre du groupe armé.

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