Des traîtres, des agents de puissances étrangères et des tueurs à gages dotés d’un matériel informatique supérieur et d’armes sophistiquées perturbent les communications, assassinent des dizaines de compatriotes, kidnappent le président élu, le diffament, préparent la transition en partageant le pays à huis clos. Le butin n’est pas mal du tout : ce sont les plus grandes réserves d’énergie fossile de la planète volées sans demander l’avis de leur propriétaire, le peuple souverain.
Une avalanche humaine interrompt les pillages et remplace les autorités légitimes. Il brandit devant les caméras son arme secrète : un petit livre bleu intitulé Constitution de la République bolivarienne du Venezuela. Nous parlons bien sûr du 13 avril 2002. Cette Loi fondamentale est toujours en vigueur. Consultons-le.
Il existe un doute quant à la capacité d’un dirigeant étranger, qui ne parle même pas notre langue, de prendre le contrôle du Venezuela et de dicter sa politique à ses autorités. À cet égard, le texte constitutionnel dispose : « Article 1. La République bolivarienne du Venezuela est irrévocablement libre et indépendante et fonde son héritage moral et ses valeurs de liberté, d’égalité, de justice et de paix internationale sur la doctrine de Simón Bolívar, le Libérateur. L’indépendance, la liberté, la souveraineté, l’immunité, l’intégrité territoriale et l’autodétermination nationale sont des droits inaliénables de la Nation. dans la présente Constitution et dans la loi, et indirectement, par le suffrage, par les organes qui exercent le pouvoir public. Les organes de l’État émanent de la souveraineté populaire et y sont soumis.
La Constitution précise à qui appartient les richesses minières qu’un dirigeant étranger considère que nous lui avons « volées » et dont il « prendra en charge » jusqu’à ce qu’il le juge opportun : « Article 12. Les gisements miniers et d’hydrocarbures, quelle que soit leur nature, existant sur le territoire national, sous les fonds marins territoriaux, dans la zone économique exclusive et sur le plateau continental, appartiennent à la République, sont des biens du domaine public et, par conséquent, inaliénables et imprescriptibles. domaine. »
Demandons-nous si l’assassinat sans déclaration de guerre préalable de près d’une centaine de pêcheurs non armés et d’une centaine de frères est une autorisation du peuple ou des autorités pour collaborer avec les envahisseurs à la destruction de la République. A cet égard, notre Constitution dispose : « Article 25. Tout acte pris dans l’exercice de la puissance publique qui viole ou porte atteinte aux droits garantis par la présente Constitution et par la loi est nul, et les agents publics qui l’ordonnent ou l’exécutent encourent, selon le cas, leur responsabilité pénale, civile et administrative, sans que les ordres supérieurs servent d’excuse ».
Le dirigeant étranger qui a ordonné cette série de massacres déclare que le pétrole vénézuélien « lui appartient » et qu’il « s’en occupera », comme si l’enlèvement d’un fonctionnaire faisait de lui le propriétaire d’actifs qui appartiennent uniquement à la République, c’est-à-dire au peuple vénézuélien. A cet égard, notre Constitution établit : « Article 156. Il relève du Pouvoir Public National : 16. Le régime et l’administration des mines et des hydrocarbures, le régime des terrains vacants et la conservation, la promotion et l’utilisation des forêts, des sols, des eaux et autres ressources naturelles du pays. L’Exécutif National ne peut accorder de concessions minières pour une durée indéterminée (…) ». Et pour plus de détails : « Article 302. L’État se réserve, par la loi organique respective et pour des raisons de convenance nationale, l’activité pétrolière et autres industries, les exploitations, les services, les biens d’intérêt public et de caractère stratégique (…) ».
Si les dirigeants étrangers et le capital pillent ces biens pour leur avantage personnel exclusif, en raison du manque de ressources, les droits sociaux, économiques, éducatifs, sociaux et culturels que la Constitution reconnaît aux Vénézuéliens deviendront inapplicables.
Se pourrait-il que les bombardements, les massacres et la violation de notre territoire donnent aux criminels le pouvoir d’imposer des mesures contraires à nos lois et à la Constitution ? À cet égard, la Loi fondamentale guide : « Article 138. Toute autorité usurpée est inefficace et ses actes sont nuls ».
Faut-il tolérer l’usurpation ? Notre Loi fondamentale inviolable nous répond : « Article 130. Les Vénézuéliens ont le devoir d’honorer et de défendre la Patrie, ses symboles, ses valeurs culturelles, de sauvegarder et de protéger la souveraineté, la nationalité, l’intégrité territoriale, l’autodétermination et les intérêts de la Nation. Article 333. Cette Constitution ne perdra pas sa validité si elle cesse d’être respectée par un acte de force ou parce qu’elle est abrogée par tout moyen autre que celui qui y est prévu. ou non, aura le devoir de collaborer au rétablissement de sa validité effective. »
Nous avons été victimes d’une agression guerrière. Jusqu’à ce qu’un traité de paix soit signé, il n’y a pas de relations diplomatiques et aucun accord d’aucune sorte ne peut être conclu avec l’agresseur.
Cette invasion n’a pas été autorisée par le Sénat américain, qui l’a rejetée à une majorité de 52 voix contre 47. Dans ce pays, 60 % des personnes interrogées ont rejeté le recours à la force militaire pour envahir le Venezuela, et seulement 43 % l’ont soutenu.
Le seul effet juridique de cette invasion répréhensible, outre la destruction de vies et de biens, est l’enlèvement illégitime du Président, la catastrophe de plus de deux cents compatriotes et la responsabilité civile et pénale qui découle de ces crimes. Le crime n’engendre pas des droits, mais une punition.
La Cour suprême des Etats-Unis vient de retirer le statut d’immunité du président américain pour les actes commis dans l’exercice de ses fonctions. Cela ouvre la voie à sa poursuite par la Cour suprême pour 34 crimes graves et à son non-lieu. Le dignitaire a incité à la mutinerie contre les autorités américaines, affirmant qu’une telle décision est « le début d’une guerre civile ». En réalité, c’est le début de l’annulation de tous les actes d’agression illégaux et inconstitutionnels perpétrés contre le Venezuela par des criminels. C’est notre tâche, notre droit et notre devoir.