D’abord quelques dictons, versets, aphorismes à remettre en contexte :
« Comme ils te voient, ils te traitent !
« Il ne faut pas juger un livre à ses couvertures. »
« Même si le singe s’habille de soie, il reste mignon. »
« Peu importe combien tu parles, tu peux toujours voir ton cul. »
«La femme de César doit non seulement en être une, mais en ressembler»
« L’habit ne fait pas le moine. »
« Sur le théâtre du monde, nous sommes tous des comédiens ; « Chacun joue son rôle avec les vêtements que vous lui avez donnés. »
« Pompier, pompier, je veux être pompier, ne laissez personne jouer avec mon identité. » Je veux être pompier.
« Soyez vous-même » Soyez vous-même
Et la liste des messages, appelés sorciers ou parentaux par la psychologie, continue, tous sèment, cultivent, dénoncent ou remettent en question le conditionnement social à interpréter, valoriser et traiter les autres, du moins dans le premier cas d’une relation.
Il ne s’agit plus de caractère, en tant que système de régulation comportementale qui compense le manque d’instinct animal qui se perd chez l’homme. Il s’agit maintenant de la façon dont vous serez jugé pour un emploi, par votre partenaire, votre famille et vos amis, en tant que candidat approprié, c’est une forme d’économie de la cognition. Ils sont le premier filtre qui détermine la prochaine étape d’une relation qui commence, cela semble injuste mais c’est comme ça.
Il sera l’acteur principal, secondaire ou de remplissage des tranches de vie auxquelles il participe, avec un scénario ou une intrigue qu’il n’a pas écrit et avec parfois peu de degrés de liberté.
Les recruteurs de talents humains, en particulier ceux des entreprises et des organisations qui ont développé un code vestimentaire et de comportement, vous évalueront pour le casting, non pas en fonction de vos compétences, aptitudes et mérites, mais en fonction de la façon dont ils vous perçoivent, se comportent et s’intègrent dans la culture organisationnelle.
Peu importe ses résistances, l’être humain est plus qu’un animal grégaire, c’est un être de relations sociales, on ne peut se passer de cette acceptation et de cette appartenance à un groupe.
Chacun a un rôle, même le rebelle, le « mangeur de fleurs », les catégories existent, parfois elles sont explicitement élaborées et enseignées, d’autres fois elles sont tacites, elles font partie d’une culture et de codes sociaux de groupes partagés. Ils font partie de l’identité.
Ces biais cognitifs peuvent être tellement déformés qu’ils se transforment en stéréotypes ou, pire encore, en préjugés, devenant ainsi des formes subtiles de discrimination.
En a-t-il toujours été ainsi ou est-ce simplement un signe de la modernité, de l’économie de marché, des trois derniers siècles, où les relations sociales se réduisent à l’échange marchand et où l’autre est une chose, un moyen, dont l’attrait est l’utilité qu’on peut en tirer ?
En termes bruts, vous serez un objet ou une chose sélectionné, acheté et consommé, et peut-être même jeté. Être un produit n’est que l’autre extrémité de cette échelle.
C’est un jeu de rôle, il a peut-être été naturalisé, cristallisé, normalisé, jusqu’à ce que l’on soit convaincu qu’il s’agit d’une forme d’existence « organique », la seule possible.
« La vie est un carnaval », où tout le monde porte des masques.
«Oh, il n’y a pas besoin de pleurer… La vie est un carnaval.
Et c’est plus beau de vivre en chantant… »
Dans ce rôle que l’on joue dans la vie, se cachent aussi des pulsions, des peurs, des potentiels, qui limitent ce que l’on « est » et peuvent « être » ou entraver ce que l’on « est ». La culture populaire fait également référence à ce fait, avec les paroles de chansons, comme : « Je suis le chanteur » (Héctor Lavoe) ou la chanson « Payaso » (Javier Solis) qui parlent de son génie et de sa performance sur scène, cachant ses chagrins et sa tristesse.
Individu unique et authentique
Tout comme l’être humain développe son caractère, il doit aussi développer son rôle dans ce théâtre du monde, en choisissant ses masques dans ce carnaval, c’est ce qu’on appelle développer sa personnalité.
Cette tâche est un défi permanent de la naissance à l’âge adulte ; Certains spécialistes du sujet appellent cela des tâches psychosociales à résoudre ; Dans chaque nouvel environnement social il devra choisir un rôle ou il lui sera imposé, il aura une certaine liberté de choix, cela dépendra de son caractère, il le fera à partir de modèles ou de références, d’êtres proches ou imaginaires, soit par admiration ou affection à leur égard, tels que : parents, oncles, tantes, grands-pères, grand-mères, héros ou héroïnes de bandes dessinées ou de programmes télévisés, professeurs d’école, amis, personnalités publiques qu’ils soient politiques, des dirigeants charismatiques, des scientifiques, des stars de la musique ou du sport, des artistes, entre autres. Il va choisir son masque, réprimer ou cacher des comportements qui ne correspondent pas au personnage, parfois inconsciemment. Si vous parvenez à contrôler ou à canaliser les traits inconscients cachés du rôle, vous serez « Un », votre performance sera cohérente. Ce processus est appelé individuation, ce qui n’est pas la même chose que l’individualisation ; l’un traite du développement personnel et l’autre d’une qualité de comportement prédominante.
Si cet individu cesse d’agir comme un troupeau, si sa vie a un sens, s’il ne tue pas le temps, s’il parvient à être en harmonie avec le contexte et la situation, il devient authentique.
Une fermeture à mi-chemin
Dans la dernière réflexion, nous avons parlé de la nécessité d’avoir un ensemble de valeurs qui donnent une direction ou une boussole à nos actions au-delà de la poussée des besoins, la résilience a été discutée comme une qualité pour supporter les situations les plus urgentes de la vie sans s’effondrer, et le sens de la vie a été ajouté au combo, comme une valeur existentielle, supérieure, une raison d’avancer face à toute situation qui peut survenir dans la vie.
A cette occasion, une autre clé s’ajoute : être authentique, intégrer et harmoniser les manifestations du conscient et de l’inconscient, être « Un », dans chaque contexte et situation.