Le Venezuela

Journaliste – Dernières nouvelles

Les fablistanes nous appelaient Carlos Andrés Pérez, ce président folklorique, spécialiste du dénigrement, auteur de cette phrase « c’est de l’auto-suicide ».

Je suppose qu’il faisait référence aux commérages, car comme le dit le dictionnaire « ce vocabulaire est actuellement hors d’usage, il désigne une personne qui, par imprudence, inconscience, malveillance ou sottise, raconte ou se rapporte à quelqu’un dans tout ce qui est entendu ou écoute, de même celui qui parle trop ou de manière indiscrète ».

Et quand le concept est revendiqué : journaliste, le dictionnaire ne pourrait être pire « les journalistes donnent des nouvelles avec des mots ou des images à un public cible, généralement dans les journaux, les magazines, les publications en ligne, la radio et la télévision. Les journalistes mènent des enquêtes, ce qui comprend la collecte d’informations, l’investigation de nouvelles et le suivi de pistes.

Les nouvelles générations veulent être qualifiées de « communication sociale », et je pense qu’elles n’ont aucune idée de tout ce qui englobe ce concept.

En fait, le point de départ de toute cette cosmogonie qu’est la communication est parti du besoin d’informer, c’est-à-dire de l’actualité. Déjà dans les années 30 et 40, le besoin se faisait sentir de définir et de segmenter de nombreux éléments de communication, d’autant plus que le journalisme en tant que tel (presse et radio) était en train de naître et avec lui, le désir des gens d’être informés. Elle était bien sûr basée sur la célèbre théorie de l’information de Claude Shannon. Personne ne le savait, mais ce que l’on appellerait plus tard les médias de masse se formait et les théories de l’information se développaient. Tous les ingrédients étaient là. Il ne manquait plus que la touche magique : transformer ces médias en agents de la bourgeoisie pour manipuler l’information, déformer les faits. Cela donne naissance à de grandes sociétés d’informations manipulées et utilisées à des fins spécifiques, telles que des invasions, des coups d’État, des assassinats, la destruction de l’économie et l’anéantissement d’un pays.

Et avec elle surgit une nouvelle génération de journalistes rémunérés, à l’ordre du plus offrant. Des professionnels dont le seul but est l’enrichissement (ce qui arrive dans très peu de cas) mais pas la formation, la recherche ou l’action pour rendre justice aux plus nécessiteux.

En d’autres termes, le journalisme – comme je préfère l’appeler – a besoin de se redéfinir, comme l’humanité, et de retrouver le destin pour lequel il a été créé. Et ce sera la recherche constante de celui qui a le souci.

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