La Colombie décompte 273 morts après le séisme de lundi dernier

La Colombie compte 273 morts, 3.824 blessés et 377 disparus après le séisme de magnitude 7,4 qui a secoué une grande partie du pays.

Un nouveau tremblement de terre secoue la zone de l’épicentre tandis que l’arrivée de l’aide internationale se multiplie. Cette aide avance dans un contexte de controverses politiques sur les critères d’autorisation des équipes étrangères.

L’Unité Nationale de Gestion des Risques de Catastrophes a réduit le nombre de personnes disparues et a estimé qu’il y avait plus de quarante mille familles touchées. Les départements de Valle del Cauca, Chocó, Risaralda et Caldas concentrent les situations les plus critiques. Pour localiser la destruction, les autorités ont installé une table géomatique qui traite des images satellite haute définition.

Controverses sur l’aide internationale

Le gouvernement a été confronté à des questions sur les critères d’autorisation de l’entrée des équipes spécialisées de recherche et de sauvetage. Une brigade de l’armée mexicaine a été exclue des opérations initiales en raison d’exigences de certification supplémentaires.

L’administration mexicaine a critiqué la mesure tandis que l’exécutif colombien a rejeté les motivations politiques ou idéologiques dans le choix de l’aide.

Malgré les tensions diplomatiques, des brigades indépendantes telles que les Aztec Topos sont arrivées dans le pays et l’envoi massif de fournitures humanitaires en provenance du Mexique a commencé.

Les autorités locales ont également reçu le soutien des États-Unis, du Salvador, de l’Équateur et d’Israël. La chancelière a confirmé que les portes restent ouvertes à toute nation disposée à collaborer dans cette situation d’urgence.

La situation au Chocó et le nouveau tremblement de terre

Un nouveau tremblement de terre de magnitude quatre virgule deux a secoué le département de Chocó et a forcé l’arrêt temporaire des opérations de secours. Le mouvement a retrouvé son épicentre à San José del Palmar sans faire de nouvelles victimes. Les autorités locales ont entamé la transition vers la prise en charge des victimes dans l’une des régions les plus vulnérables du territoire national.

Le Bureau du Défenseur du peuple a mis en garde contre l’absence d’un recensement définitif détaillant les besoins réels de la population affectée.

Dans la capitale départementale, la principale phase de recherche des survivants s’est achevée. Les petites communes signalent de graves dommages aux bâtiments publics et aux habitations privées.

Dégâts dans d’autres régions du pays

Cali continue d’être parmi les points les plus critiques en raison de l’ampleur des glissements de terrain et de la concentration de personnes disparues. La ville fonctionne comme le principal centre logistique pour la réception de l’aide humanitaire et la coordination des sauveteurs étrangers.

L’aéroport de Matecaña maintient ses opérations commerciales ordinaires suspendues pour donner la priorité aux vols d’assistance de l’État.

Les villes de Pereira, Dosquebradas et Manizales intensifient l’évaluation des infrastructures pour déterminer les risques dans les bâtiments. Les comités d’urgence locaux vérifient les ponts, les hôpitaux et les centres éducatifs avant d’autoriser les résidents à regagner leur domicile. Les pertes matérielles dépassent les estimations initiales des gouvernements départementaux.

Mesures gouvernementales et deuil national

L’Exécutif a décrété l’urgence économique pour adopter des mesures extraordinaires et mobiliser des ressources financières pour la reconstruction. Les autorités ont annoncé la création d’un fonds spécial pour financer la construction d’hôpitaux, d’écoles et de maisons détruites.

Le plan comprend des subventions au loyer et des allégements fiscaux pour les propriétaires de petites entreprises. Le pays célèbre son troisième et dernier jour de deuil national décrété pour cette tragédie.

L’impact de la catastrophe a coïncidé avec les premiers jours de l’actuelle administration présidentielle. Les efforts d’élimination des débris se poursuivent sans interruption dans les zones urbaines et rurales les plus durement touchées.