Le Brésil

La contribution syndicale facultative a réduit le pouvoir de négociation du travail, selon les experts – Jornal da USP

La fin de la taxe syndicale devrait affecter les droits fondamentaux de protection des travailleurs, mais ouvre la voie à un nouveau modèle syndical

Par Victoria Pierri

De l’art: Journal de l’USP

La fin de la taxe syndicale, déterminée par le Loi 13 467/2017, connue sous le nom de réforme du travail, devrait affecter les travailleurs et la société en général, en plus des syndicats eux-mêmes. Telle était la conclusion de l’avocat et maître de Faculté de droit Ribeirão Preto (FDRP) de l’USP Fernanda Zabian Pires, après avoir analysé les documents judiciaires et la jurisprudence en matière de travail.

De l’avis de l’avocat, la cotisation facultative décourage la syndicalisation, puisque, même non affiliés, tous les travailleurs « profitent de la conquête de la négociation ». Sans soutien financier, selon Fernanda, les syndicats perdent le pouvoir de conquérir et d’étendre les droits du travail, principalement par le biais de la négociation collective. Aujourd’hui, ces entités œuvrent à la défense des droits garantis par la Constitution de la République fédérative du Brésil de 1988 et par la Consolidation des lois du travail (CLT) de 1943.

Alors qu’ils étaient déjà affaiblis avant la réforme du travail, les syndicats ont subi une baisse importante de leurs revenus avec la cotisation syndicale facultative. Selon la Direction intersyndicale de la statistique et des études socio-économiques (Dieese), la collecte des cotisations syndicales en avril 2018 a baissé de 90 % par rapport à la même période en 2017. Avec la baisse de la taxe, il a fallu réduire les coûts. , licenciement d’employés, ventes immobilières, extinction des colonies de vacances et même la fusion de certains syndicats.

Mais, selon Fernanda, le plus grand impact est l’engagement de négociations collectives, avec des conséquences négatives pour la démocratie et pour la construction d’une société plus juste. Et il alerte également sur le fait que la réforme permet la négociation directe des travailleurs avec leurs employeurs sur « des aspects importants du contrat de travail sans l’intermédiation du syndicat de catégorie ». Pour l’avocat, le changement n’affecte pas seulement les syndicats et les travailleurs, mais toute la société, puisque le rôle des syndicats, dans la défense des droits et intérêts collectifs ou individuels des travailleurs, est reconnu par la Constitution brésilienne.

Cependant, même si elle est contre la fin de la cotisation syndicale obligatoire, Fernanda ajoute qu’il y a deux points de vue sur le sujet. Pour la Cour suprême fédérale (STF), le changement combat la « prolifération excessive des organisations syndicales au Brésil », qui reçoivent souvent la cotisation obligatoire sans un travail syndical efficace avec les travailleurs. De plus, le STF considère l’engagement politique des syndicats et les liens avec les partis qui déplaisent à une partie des travailleurs. En revanche, une partie des juristes comprend que la fin de la cotisation syndicale obligatoire apporte une vulnérabilité au principe constitutionnel d’autonomie de l’organisation syndicale, qui indique « une régression et une violation des droits fondamentaux de protéger les travailleurs », informe l’avocat.

Espace pour un nouveau modèle syndical

Avec l’impact des changements, l’organisation syndicale au Brésil pourrait avoir la chance de se réinventer. C’est ce que pense la directrice de recherche, la professeure FDRP Maria Hemília Fonseca. Le choc financier, provoqué par l’extinction de la taxe, peut déterminer un nouveau modèle, non basé sur un seul syndicat par catégorie de travailleurs. Selon Maria Hemília, la possibilité de plus d’un syndicat par catégorie dans le pays, en plus des agrégations entre entités, aiderait à « renforcer les syndicats brésiliens ».


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