Amérique du Sud je viens de commencer une séquence processus électoraux qui décidera de la viabilité de leurs économies et de leurs États.
Bolivie a opté pour un démocrate-chrétien qui, en élargissant le centre politique et en recherchant un soutien international indispensable, vise à surmonter les contraintes quotidiennes (carburant et devises), à restaurer les bases d’une économie brisée et à retrouver la cohésion nationale effilochée par le MAS.
et dans Argentineun surprenant soutien citoyen accompagné d’un soutien militant nord-américain, a renforcé un processus anti-inflationniste radical avant le début des réformes structurelles rendues possibles par les associations législatives. Celles-ci peuvent être défendues par le veto de l’exécutif sur les réglementations qui s’y opposent.
Et le 16 novembre Équateur Il décidera, par référendum, si le gouvernement dispose du soutien des citoyens pour autoriser l’établissement de bases militaires étrangères, abandonner le financement public des partis, réduire le pouvoir législatif et opter, après consultation populaire, pour une nouvelle Constitution. Ces réformes sont considérées comme fondamentales pour imposer l’ordre contesté par les « organisations terroristes transnationales », renforcer la gouvernabilité et rationaliser les excès parlementaires.
le même jour Piment élira un président qui, dans un scénario de grande polarisation, devra réduire la menace que la criminalité et la violence font peser sur les citoyens et surmonter la stagnation de l’économie.
A ces quatre cas de survie ou de restauration nationale s’ajoute un éventuel changement de régime en Venezuela soit en éliminant la dictature, soit en la transformant en un autoritarisme de sortie (ou en enracinant sa pérennité grâce à une aide extra-régionale). Après différentes tentatives diplomatiques latino-américaines et européennes, la pression nord-américaine, qui s’est intensifiée dans les Caraïbes, ne peut aujourd’hui être retirée sans résultat.
Dans ce cadre, et imprégnés d’une apparente solvabilité macroéconomique, les Péruviens seront confrontés en avril à un problème éléphantesque : choisir un dirigeant parmi 39 candidats et discerner parmi 9 500 candidats aux postes de députés et de sénateurs. Compte tenu de la rapidité du changement politique et de la détérioration de la valeur institutionnelle du pays, le prix que les citoyens devront payer pour ne pas avoir résolu de manière adéquate cette hyperoffre électorale impliquera une « hyperinflation politique » dont il n’y a aucune issue sans un ajustement radical.
La résignation avec laquelle nous affrontons le panorama est peut-être due au fait que, contrairement à nos voisins (sauf le Chili), la crise n’est pas encore terminale alors que l’on espère que les prix des produits de base ne baissent pas (-7% en 2025-2026, Banque mondiale) et qu’une crise financière n’éclate pas aux Etats-Unis suivie d’une récession.
Pour réduire le chaos politique et renforcer les institutions, nous avons besoin d’un effort extraordinaire d’association interne. Et une autre de nouvelle convergence avec des voisins démocratiques pour cesser d’être la région émergente qui croît le moins au monde.