Amérique Latine Colombie paralysé « jusqu’à nouvel ordre » leur vols vers le Venezuela en raison de la suspension du permis d’exploitation dans ce pays par l’Institut National de l’Aéronautique Civile (INAC)a rapporté la compagnie aérienne ce lundi.
« Latam Airlines Colombia n’exploite pas sa liaison Bogotá-Caracas-Bogotá car INAC a suspendu le permis d’exploitation de la compagnie aérienne au Venezuela, rendant impossible la poursuite du service jusqu’à nouvel ordre.“, a déclaré une source de l’entreprise à EFE.
La société a ajouté que «De plus, les conditions actuelles sur ce territoire ne répondent pas aux normes de sécurité pour envisager la reprise de ses vols.».
Le 26 novembre, le ministère vénézuélien des Transports et INAC ont révoqué la concession de vols à plusieurs compagnies aériennes internationales, une décision qui touche Iberia, TAP, Avianca, Latam Colombia, Turkish Airlines et Gol, les accusant de «rejoignez les actions terroristes» promu par les États-Unis.
Le 23 novembre, la Colombie latine a annulé les vols prévus ce jour-là et le lendemain entre Bogotá et Caracas après que la Federal Aviation Administration (FAA) des États-Unis a publié un avis international appelant à une « extrême prudence » lors des vols au-dessus du Venezuela et du sud de la mer des Caraïbes.
Pour cette même raison, deux jours plus tard, la compagnie aérienne a annoncé le report au 2 décembre d’un vol prévu le 26 novembre entre les deux capitales, car « pour Latam Airlines Colombia, la priorité est la sécurité de ses passagers et de son équipage ».
Les compagnies aériennes espagnoles Iberia, Air Europa et Plus Ultra prolongent l’annulation de leurs vols vers le Venezuela suite à l’avis de l’Agence espagnole de sécurité aérienne (AESA) de ne pas survoler l’espace aérien de l’aéroport de Maiquetía, qui dessert Caracas.
L’AESA a recommandé ce lundi de ne pas survoler cet espace aérien avant le 31 décembre, une situation qui a amené Iberia à suspendre ses opérations jusqu’à ce même jour, tandis qu’Air Europa ne volera vers le Venezuela qu’au moins le 12 du même mois.
De son côté, Plus Ultra prolonge l’annulation des vols au moins jusqu’au jeudi 4 décembre prochain.
Ce nouvel avis de l’AESA intervient après que l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) ait mis en garde samedi dernier sur les risques d’opérer au Venezuela jusqu’au 31 janvier.

Iberia propose habituellement cinq fréquences hebdomadaires entre Madrid et Caracas (dix vols au total), comme Air Europa, tandis que Plus Ultra en propose quatre (dont une entre Tenerife et la capitale vénézuélienne), quatre autres Laser (qui loue les avions et les équipages de Plus Ultra) et trois autres Estelar (avec des avions Iberojet en location).
La compagnie la plus touchée par la suspension est Plus Ultra, puisqu’elle concentre pratiquement toutes ses opérations en Amérique latine, notamment au Venezuela, tandis qu’Iberia et Air Europa effectuent des centaines de vols hebdomadaires vers la région.
Les trois compagnies espagnoles soulignent que leur intention est de reprendre les vols vers le Venezuela « dès que toutes les garanties de sécurité seront rétablies », comme le détaille Iberia.
Air Europa a commenté que, en fonction de l’évolution de cette situation, «Une prolongation de l’annulation sera envisagée, en donnant la priorité à tout moment à la sécurité des passagers et de l’équipage.».
Dans ce contexte, l’aéroport de Maiquetía, principal aéroport du Venezuela, a reçu ce lundi des vols de la compagnie panaméenne Copa Airlines (depuis Bogotá et Panama City) et de la vénézuélienne Conviasa (depuis Saint-Pétersbourg).
Ainsi, Conviasa maintient ouverte la seule possibilité de départ direct vers l’Europe depuis le Venezuela puisque, outre Iberia, Air Europa et Plus Ultra, TAP, Turkish et Laser ont également annulé leurs vols à Caracas suite à l’avis de la Federal Aviation Administration des États-Unis de «faire preuve d’une extrême prudence» en survolant le Venezuela.

Ce week-end, le président des États-Unis, Donald Trump, a déclaré sur son réseau social Truth que l’espace aérien vénézuélien resterait fermé «dans son intégralité».
Cependant, il n’est pas clos, puisque cette question relève de la responsabilité exclusive des autorités vénézuéliennes, comme l’a expliqué aux médias la porte-parole du syndicat espagnol des contrôleurs USCA, Susana Romero.
L’Association du transport aérien international (IATA), pour sa part, a défendu ce lundi que les compagnies aériennes doivent conserver la liberté d’évaluer individuellement les risques, y compris les mesures de fermeture de l’espace aérien, en donnant la priorité à la sécurité des passagers et de l’équipage dans leurs décisions opérationnelles.
Préparé avec les informations de l’EFE