Le Brésil

Le faux sentiment d’impunité sur les réseaux sociaux n’exempte pas les responsables de crimes du blâme – Jornal da USP

Même avec les adversités, Daniel Pacheco Pontes estime que la législation actuelle dispose de mécanismes efficaces pour identifier et punir les crimes virtuels

Par Vinicius Botelho

Les crimes contre l’honneur, tels que la calomnie, la diffamation et la calomnie, sont le principal obstacle à la liberté d’expression (Photomontage sur le discours de haine sur les réseaux sociaux – Art : Ana Júlia Maciel/Revue USP

La question de la liberté d’expression sur les réseaux sociaux a fait l’objet d’un chapitre à part en mai, lorsque le milliardaire Elon Musk, homme d’affaires sud-africain-canadien propriétaire des sociétés Tesla et SpaceX, a manifesté son intérêt pour l’acquisition de Twitter, un réseau social popularisé pour sa rapidité et sa autonomie pour commenter des questions diverses et pertinentes pour la société. L’annonce a suscité des débats et des questions sur la réduction des peines pour les crimes contre l’honneur et une plus grande diffusion de fausses nouvelles sur la plateforme. Selon le professeur Daniel Pacheco Pontes, de la Faculté de droit de Ribeirão Preto (FDRP) de l’USP, l’anonymat des réseaux sociaux garantit un faux sentiment d’impunité, mais la législation brésilienne actuelle dispose de ressources pour surmonter les difficultés d’identification et de garantie de la peine des auteurs qui commettent des crimes tels que la diffamation, la calomnie et la calomnie.

Daniel Pacheco Pontes – Photo : Archives personnelles

Selon la loi 5 250 de 1967, qui réglemente la liberté d’expression de pensée et d’information, « il est libre l’expression de la pensée et la recherche, la réception et la diffusion d’informations ou d’idées, par tous moyens et sans dépendre de la censure, chacun étant responsable, dans les conditions prévues par la loi, des abus qu’il commet ».

Pour le professeur, « la liberté d’expression est un droit fondamental très important », rendu possible par la démocratie et garanti par la Constitution fédérale de 1988, et établit des limites essentielles à ne pas dépasser pour garantir le bon fonctionnement de la loi. Pontes explique que, même avec la garantie de la liberté d’expression, « tout droit a des limites, et ce n’est pas parce que la loi existe qu’une personne peut dire ce qu’elle veut, quand elle veut et à qui elle veut ». Les crimes contre l’honneur, tels que l’injure, la diffamation et l’injure, sont le principal obstacle à la liberté d’expression, explique le professeur.

L’anonymat donne un faux sentiment d’impunité

L’idée d’anonymat, selon Pontes, provoque un « faux sentiment d’impunité », dans lequel l’auteur croit qu’il ne sera pas identifié et, par conséquent, ressent une fausse liberté de commettre des crimes sur Internet. Même avec ce facteur présent dans les réseaux sociaux, le professeur affirme que la responsabilité et les mécanismes de la loi pour lutter contre les crimes contre l’honneur sont les mêmes pour les actes commis à l’intérieur et à l’extérieur de l’univers en ligne.

La plus grosse difficulté rencontrée est l’identification, « mais de simples bricolages et enquêtes parviennent à retrouver des traces et à atteindre rapidement l’auteur des crimes commis en ligne », explique le professeur.

La législation a des mécanismes et n’a pas besoin de changements

Pour Pontes, la législation actuelle, si elle est appliquée correctement, « dispose des mécanismes nécessaires pour garantir l’enquête et la répression des délits commis sur Internet ». Selon le professeur, certains crimes contre l’honneur perpétrés en dehors d’internet ont également des difficultés d’identification, à travers des courriers et des appels téléphoniques ; par conséquent, le problème n’est pas exclusif aux réseaux sociaux et, par conséquent, ne nécessite pas de nouvelle législation ni même de modification de la loi existante.


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