Le gouvernement Petro assure que les négociations avec le Clan du Golfe se trouvent à un « moment clé »

Le gouvernement national, par l’intermédiaire du Commissariat à la Paix, a répondu à la déclaration publiée mercredi par le Clan del Golfo, la plus grande bande criminelle du pays et qui se fait appeler l’Armée Gaitanista de Colombie (EGC), assurant que les dialogues avec le groupe armé se trouvent « à un moment clé de la politique de paix du pays ».

Selon le communiqué officiel de l’entité, les pourparlers de paix sont toujours en courset ils soulignent que cet espace « est d’une importance absolue dans la recherche de solutions négociées à la violence et est actuellement dans un état avancé ».

Le processus est médiatisé par l’État du Qatar, le Royaume d’Espagne, le Royaume de Norvège et la Confédération suisse, en plus du soutien de la Mission d’appui au processus de paix de l’OEA (MAPP/OEA) et de l’accompagnement de la Conférence épiscopale de Colombie.

De même, le gouvernement souligne qu’il s’agit « d’un processus qui, dès le premier accord, se concentre sur la démobilisation et la transition vers la vie civile des membres de l’EGC.

Dans ce cadre, il a été rappelé que le 5 décembre, l’engagement de localiser progressivement les membres de ce groupe dans des zones de localisation temporaires avait été signé à Doha, au Qatar. Cet engagement, selon le ministère, est donné « conformément à la loi 2272 de 2022 comme une étape vérifiable vers leur démobilisation ».

Il convient de noter que la décision du Clan del Golfo de suspendre les négociations avec le gouvernement répond aux allégations livraison aux Etats-Unis des noms de plusieurs dirigeants du trafic de drogue, considérées comme des cibles de grande valeur, parmi lesquelles celle de son principal patron, Jobanis de Jesús Ávila, alias Chiquito Malo.

« Si cette information se confirme, ce serait une atteinte à la bonne foi et aux engagements assumés à la table du dialogue », a déclaré le Clan del Golfo, dans un message sur son compte X.

A ce sujet, le communiqué précise également que depuis décembre dernier, il y a eu exécution des mandats d’arrêt suspendue de ces dirigeants conformément aux dispositions de la Résolution 274 de 2025 de la Présidence de la République.

« Tant le Parquet général que le ministère de la Défense sont informés de chaque étape du processus dans le cadre de la coordination institutionnelle correspondante », précise l’entité.