Quelques semaines après le changement de gouvernement, le La Juridiction Spéciale pour la Paix (JEP) a invité le président élu, Abelardo de la Espriella, et le vice-président élu, José Manuel Restrepoà une réunion institutionnelle pour présenter les principales avancées réalisées.
Cette approche se produit juste après De la Espriella lancera de sévères critiques contre la JEP et l’ancien chef des FARC, Rodrigo Londoño, alias « Timochenko », dans un récent discours.
L’invitation, qui comprend également des félicitations pour sa victoire électorale, a été envoyée par une lettre signée par Alejandro Ramelli Arteaga, président de la Juridiction.
De quoi veux-tu parler ?
Dans la lettre, le JEP explique que la réunion vise à faire connaître le résultats obtenus depuis sa créationparmi eux les condamnations prononcées, les accusations contre les principaux responsables du conflit armé, les mesures adoptées pour protéger les victimes, les amnisties accordées et le soutien juridique aux comparutions.
« Dans ce contexte, et dans le cadre du principe de collaboration harmonieuse entre les organes de la puissance publique, consacré à l’article 113 de la Constitution politique, je me permets de vous adresser une invitation cordiale à tenir une réunion institutionnelle, en vue de présenter les résultats tangibles et intangibles », peut-on lire dans la lettre.
En outre, il a souligné qu’il souhaitait également partager les progrès en matière de vérité, de réconciliation et de sécurité juridique, aspects qui, a-t-il indiqué, ont été récemment soulignés par les États membres du Conseil de sécurité de l’ONU.
Les défis posés par la JEP
L’entité a également déclaré qu’elle profiterait de la réunion pour parler des principaux défis auxquels elle est confrontée dans l’accomplissement de son mandat.
L’un d’eux : « le financement des condamnations récemment prononcées pour plus de 21 000 enlèvements contre des membres du dernier Secrétariat des FARC, ainsi que contre 12 anciens membres de la force publique pour la commission de 135 exécutions extrajudiciaires dans le département de César ».
Selon le Juridiction spéciale pour la paix, cet espace permettra renforcer le dialogue avec le nouveau gouvernement et rechercher des mécanismes de coordination qui contribuent au respect de l’accord de paix et à la garantie des droits des victimes.
Enfin, dans la lettre, le président de la JEP a demandé au président et au vice-président élus d’informer la date, l’heure et le lieu qu’ils jugent les plus opportuns pour tenir la réunion.