Le Brésil

Le journalisme qui était contre les gouvernements me manque

La manière dont la participation du gouvernement brésilien au Sommet sur le climat a été rapportée par la presse institutionnelle fait référence à un passé pas trop lointain. C’est que se souvenir de la façon dont le journalisme brésilien a dû se contorsionner dans la campagne sordide contre la vérité dans les gouvernements Lula et Dilma est un désir ardent. En plus d’un gouvernement démocratique, souverain, populaire et compétent, nous avons eu le plaisir de voir les élites blanches de la presse afficher leur haine quotidienne contre le pouvoir démocratique d’une volonté populaire sans fraude. Miriam Leitão a donné un coup de pied. Augusto Nunes est devenu fou. Magazine Voir angoissé (dans la haine éditoriale). Folha de S.Paulo Je me suis plongé dans les fausses nouvelles pour tenter de renverser le gouvernement. Rede Globo a peint un Brésil dévasté, avec l’inflation et l’équipement public. C’était un plaisir étrange de regarder tout cela. C’était la perception d’un sous-journalisme vaincu, qui effleurait à peine la réalité des faits.

Dans cet éditorial, le Brésil a découvert le pré-sel, atteint les objectifs des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), combattu vigoureusement la déforestation, délimité les territoires autochtones, apporté les Jeux olympiques et la Coupe du monde, augmenté notre pouvoir d’achat, gagné plus de droits pour les consommateurs il a défilé en plein emploi et a consommé la culture comme jamais auparavant. C’était une joie de lire – chaque jour – le détournement éditorial des grands journaux, tournant le dos à tout cela. Et en même temps se vantant d’une frustration intellectuelle qui dépassait de loin notre complexe bâtard déjà battu.

Le fait est que nous avons perdu même ça

Avec Bolsonaro, le journalisme a réaligné sa vocation adhérente. Nous voyons des éditoriaux clairsemés – périodiquement raréfiés – exhortant cyniquement les sous-lecteurs à prendre position contre un génocide. Comme dans une tentative anodine de se tenir à distance de la catastrophe en cours. Et puis, c’est un spectacle déprimant. Parce que voir les journaux brésiliens fermer les yeux sur Bolsonaro, même dans des contextes internationaux, comme le Sommet sur le climat, est presque aussi douloureux que de voir défiler plus de 3000 morts par jour face à l’indifférence éditoriale de ceux qui commandent nos infâmes médias oligopole.

J’espère que le Brésil contemplera à nouveau une presse en colère, comme celle des gouvernements Lula et Dilma. Car un autre cycle de civilisation se construira, malgré cette presse, comme dans les 13 années de large démocratie et de pleine souveraineté du passé récent.

En attendant le prochain coup.

le blog du comte sur le sommet sur le climat et la presse

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