La violence en Colombie a atteint des niveaux alarmants ces derniers jours, semant la peur parmi les citoyens et soulignant l’absence apparente de réponse efficace du gouvernement face aux groupes armés et aux structures criminelles opérant dans le pays. Dans ce contextele Bureau du Procureur général a sévèrement critiqué le ministre de la Défense, Iván Velásquez, l’exhortant à assumer plus efficacement sa responsabilité dans la lutte contre la violence et à garantir la sécurité de la population.
Javier Augusto Sarmiento Olarte, procureur délégué à la défense des Droits de l’Homme, s’est chargé d’attirer l’attention du ministre Velásquez à travers une lettre. Dans le document, il a exprimé la profonde préoccupation de l’entité face à la détérioration de la situation de l’ordre public dans le pays, mentionnant spécialement les récents assassinats survenus dans le département de Cauca, parmi lesquels celui de Maire de Guachené, Elmer Abonía Rodríguez.
« Ces actes de violence, qui augmentent de jour en jour, nécessitent l’intervention de l’entité que je représente afin de garantir le droit à la vie et à la sécurité dont disposent toutes les personnes qui habitent le territoire national », a déclaré le procureur général. .
En ce sens, il a rappelé au ministre de la Défense que la fonction principale de son portefeuille est de mettre en œuvre des mesures efficaces pour garantir la vie et l’intégrité de la population, ce qui semble être remis en question dans diverses régions du pays.
Compte tenu de la gravité de la situation, Le Bureau du Procureur général a exigé que le ministre Velásquez présente d’urgence un rapport détaillé traitant de la stratégie qui sera mise en œuvre par le ministère de la Défense et de la Force publique. pour faire face à « l’escalade des massacres, des homicides de dirigeants sociaux, d’indigènes, de femmes et de mineurs qui se produisent sur tout le territoire national ».
Le délai imparti pour la remise de ce rapport est de trois jours, démontrant l’urgence de mesures concrètes.
Dans ce contexte, la préoccupation du ministère public reflète le climat de peur qui règne dans diverses régions de Colombie, où la présence de groupes armés et de bandes criminelles conteste le contrôle territorial et les itinéraires du trafic de drogue. La société colombienne attend avec impatience les actions qui seront entreprises pour restaurer la sécurité et la paix dans un pays qui lutte contre une violence endémique.