Une note parue jeudi matin dans Noticias Caracol indiquait que les prestations dont il avait bénéficié Écopétrole en 2025, ils étaient inférieurs à ceux obtenus en 2024.
L’ancien ministre donne son avis
Les médias ont assuré que les bénéfices en 2025 étaient de 9 milliards contre 14,9 milliards en 2024 et ont invité l’ancien ministre des Finances, Juan Camilo Restrepo à donner son avis sur la situation, assurant que la mauvaise gestion d’Ecopetrol est en grande partie responsable du fait que moins de revenus sont désormais perçus.
L’ancien ministre assure que la baisse des prix internationaux a eu une influence, mais aussi qu’Ecopetrol ne fait plus de bonnes affaires et que la production pétrolière colombienne a diminué sur ordre du gouvernement.
La baisse des bénéfices d’Ecopetrol depuis 2022, qui a été l’année la plus élevée de toute l’histoire récente, comporte deux éléments qui @CaracolTV ne compte pas :
1. Les bénéfices continuent d’être supérieurs à toute la période depuis 2015 grâce à l’augmentation de l’extraction de… https://t.co/mTygIiH47a
– Gustavo Petro (@petrogustavo) 5 mars 2026
Le président de la République, Gustavo Petro, a répondu à ce rapport et assure que les médias ne mentionnent pas deux facteurs importants, le premier est lié au fait que les bénéfices continuent d’être supérieurs à toute la période depuis 2015 grâce à l’augmentation de l’extraction pétrolière.
Gustavo Petro mentionne que le deuxième point omis est que les bénéfices suivent le prix international du pétrole qui les détermine.
2022 : l’année la plus « substantielle »
Le président colombien assure qu’en 2022 le prix international du pétrole était le plus élevé, mais qu’il est en baisse jusqu’à présent ; cependant, les tensions au Moyen-Orient pourraient l’accentuer.
Gustavo Petro insiste sur le fait qu’Ecopetrol doit migrer vers les énergies propres et y augmenter ses investissements pour se désengager progressivement des activités liées aux énergies fossiles.
La loi des générations, une question en suspens
Le chef de l’État a terminé sa publication en indiquant que le Congrès de la République doit autoriser la production d’énergie d’Ecopetrol par la loi, ce que l’actuelle administration présidentielle attend.
La politique pétrolière de Gustavo Petro a été largement critiquée car, depuis le début de son mandat, il n’a pas autorisé davantage de contrats d’exploration pétrolière et gazière, ne laissant que ceux existants, ceci comme une mesure gouvernementale pour franchir une étape décisive vers la transition énergétique, qui consiste en la création et la mise en œuvre d’énergies propres et en faisant à court terme de la Colombie un pays sans utilisation de combustibles fossiles.
Alors que la campagne de prosélytisme atteint son apogée avec les élections, plusieurs candidats ont assuré que s’ils parvenaient à la présidence de la République, ils stimuleraient la production de pétrole et de gaz en Colombie dans le but d’apporter des améliorations apparentes aux profits de l’économie colombienne qui a, précisément dans l’exploitation des hydrocarbures, l’une de ses principales lignes et sources de richesse.