L’administration de Donald Trump a qualifié jeudi de « jalon clé pour la sécurité » le récent transfert d’uranium enrichi du Venezuela pour destruction aux États-Unis, une opération délicate qui a bénéficié du soutien de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
Le Département d’État a confirmé dans un communiqué qu’en collaboration avec le Venezuela, le Royaume-Uni et l’AIEA, les États-Unis « ont réussi à éliminer l’excès d’uranium hautement enrichi » d’un réacteur nucléaire vénézuélien désaffecté.
« Les États-Unis ont atteint cette étape clé en matière de sécurité nucléaire en quelques mois, soit plus de deux ans plus tôt que prévu initialement », a-t-il expliqué.
Fin avril, le Venezuela a conditionné et préparé pour le transport l’uranium du RV-1, qui était le premier et le seul réacteur nucléaire du Venezuela, construit à l’origine pour la recherche scientifique et pacifique, et qui a été mis hors service.
Les matières ont été transportées au Royaume-Uni, puis vers le site de Savannah River, un centre de traitement de matières nucléaires situé en Caroline du Sud, aux États-Unis, pour y être éliminées.
Le Département d’État a noté que l’agence des Nations Unies pour l’énergie atomique a joué « un rôle fondamental dans cette opération », démontrant son « efficacité » dans la « réduction des risques nucléaires dans le monde ».
« En menant l’élimination des matières nucléaires dangereuses du Venezuela, les États-Unis sont plus sûrs et ont renforcé la sécurité nucléaire dans le monde entier », indique le communiqué.
Ce processus a eu lieu après le rétablissement des relations diplomatiques entre les États-Unis et le Venezuela, ouvrant une nouvelle étape après la capture de Nicolas Maduro en janvier dernier.
L’AIEA a confirmé le 8 mai avoir participé au transfert du Venezuela vers les États-Unis de 13 kilos d’uranium enrichi à un peu plus de 20 %, en provenance du Venezuela.
En outre, l’organisation basée à Vienne soutient depuis des années les efforts internationaux visant à retirer l’uranium hautement enrichi des réacteurs de recherche du monde entier afin de réduire les risques de prolifération.
Préparé avec les informations de l’EFE